De nouvelles drogues sont entrées dans Paris : mourir pour quelques buvards de NBOMe

 

Bonjour

C’est une alerte à diffuser. L’affaire est rapportée par Le Journal du Dimanche (Stéphane Joahny) : une jeune femme anglaise vient de mourir à Paris après avoir pris ce qu’elle pensait être de la cocaïne ; une nouvelle molécule, encore méconnue, qui pourrait faire des ravages. Une illustration des récentes mises en garde de l’Observatoire européen des drogues et toxicomanie.

C’était dans la nuit du 29 au 30 avril, Julia, vingtième arrondissement de Paris, soirée privée dans un appartement, une amie fournit un peu de poudre. Ce n’était pas de la cocaïne. « Après onze jours de coma la jeune femme est décédée à l’hôpital Lariboisière, précise le JDD. L’amie a été placée sous contrôle judiciaire après une mise en examen pour infraction à la législation sur les stupéfiants et homicide involontaire.

Les analyses toxicologiques ont établi qu’il s’agissait de l’un des représentants de la jeune famille des NBOMe ; une famille qui commence à faire des ravages. Il s’agit ici de nouveaux produits de synthèse souvent vendu sous la (fausse) appellation « mescaline synthétique » lors de rave party ou dans les milieux d’usagers de drogues. Les NBOMe sont aussi présentés étant du LSD. Quels effets ? Un consommateur le dit au JDD. Après deux buvards de 400 microgrammes de 25C-NBOMe :

« La musique devient sublime. Elle pénètre en moi et c’est comme si elle massait mon âme. Je peux la voir quand je ferme les yeux. »

Coagulation intravasculaire disséminée

Quels effets ? Le Dr Yves Edel : coordinateur de l’équipe de liaison et de soins en addictologie (Elsa) de la Pitié-Salpêtrière :

« Défaillance multiviscérale par syndrome sérotoninergique, insuffisance rénale aiguë, CIVD, bruxisme, œdème cérébral, complications neurologique, arrêt cardiovasculaire… »

Ces produits seraient actifs dès le microgramme et donc pratiquement impossible à doser soi-même. Disponibles sur internet et partout ailleurs. Moins de 7 euros les dix buvards. La victime parisienne avait, la veille du drame, posté une photo d’elle sur son compte Instagram depuis le Wanderhust, un « club branché » amarré au 32 quai d’Austerlitz. Elle n’avait pas 30 ans. Depuis l’Angleterre, son père parle d’un « tragique accident ».

A demain

2 réflexions sur “De nouvelles drogues sont entrées dans Paris : mourir pour quelques buvards de NBOMe

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