Demain Bruno Le Maire, ministre de Bercy, réclamera-t-il une baisse des prix du tabac ?

Bonjour

Johan Van Overtveldt, 61 ans, est un journaliste et homme politique belge, membre de la Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA). Il est aussi ministre fédéral belge des Finances. Et il vient de proposer une baisse des prix du tabac afin de combler le trou de 8 milliards d’euros à rentrer dans les caisses de l’État belge avant le prochain débat budgétaire. Il s’en explique dans Le Soir. « Si des accises élevées ont pour effet de faire diminuer une consommation excessive, je suis le premier à m’en féliciter. Mais si l’on constate que la consommation baisse, mais pas selon les prévisions, et que les recettes fiscales baissent encore plus, il faut alors oser en parler ».

 Baisser les prix pour « moduler la baisse des ventes ». On peut aussi dire « relancer le tabagisme ». « En janvier déjà, le ministre belge des Finances avait lancé le sujet de baisser les accises sur le tabac, rapporte le site des buralistes français. La hausse précédente ayant rapporté 151 millions d’euros de moins que prévu en 2016 : ainsi, sur les 199 millions d’euros supplémentaires attendus par le gouvernement, à peine 48 millions d’euros ont été obtenus. Et pour les quatre premiers mois de 2017, les chiffres seraient encore plus mauvais : la vente des cigarettes ayant diminué de 10 % et celle du tabac à rouler de 25 %, le cabinet du ministre table sur une perte de 53,46 millions d’euros. »

Schizophrénie politique étatique

 En Belgique cette proposition est loin de faire l’unanimité au sein de l’opposition comme du gouvernement. La Dr  Maggie De Block, ministre belge de la Santé, n’était déjà pas d’accord en janvier pour enclencher cette marche-arrière sanitaire. « Bronca de la ministre de la Santé et des tabacologues » titre Le Soir.

Descendons de latitude et imaginons Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, adopter la même politique que son collègue belge. Qui, alors, prendrait la parole au sein du gouvernement ? Et pour dire quoi ? Quelle serait la position publique d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé dont on a, déjà, observé l’incroyable frilosité sur le sujet ? On pourrait aussi faire observer que le fait de ne pas augmenter le prix du tabac (comme ce fut le cas en France durant le quinquennat où Marisol Touraine fut ministre de la Santé) c’est, de facto, le baisser.

Il serait facile de rire de la proposition belge. Ou de la cantonner au surréalisme qui colle si bien à ce pays. Mais comment ne pas voir qu’elle ne fait que symboliser la schizophrénie politique que les Etats continuent d’entretenir avec cette source d’addiction massive et massivement mortifère.  Certains pays se soignent, comme la Grande Bretagne. D’autres sont encore et toujours dans le déni. C’est le cas de la France. Que veut, Macron-Jupiter contre les addictions mortifères ? Et que pourra-t-il faire ?

A demain

 

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