Demain, des vaccinations-patchs, sans injection et sans médecin. Sera-ce un progrès ?

 

Bonjour

Est-ce cela que l’on nomme une disruption ?  Qu’en diront les nouvelles ligues anti-vaccinales ? Et les parents, toujours inquiets pour leurs enfants ? Une disruption dans le champ de la pratique médicale : les temps semblent approcher où l’immunisation ne nécessitera plus d’injection mais la pose d’un simple patch. C’est du moins ce que laisse imaginer une publication du Lancet : « The safety, immunogenicity, and acceptability of inactivated influenza vaccine delivered by microneedle patch (TIV-MNP 2015): a randomised, partly blinded, placebo-controlled, phase 1 trial». Un travail américain repris par la BBC : « Painless flu jab patch for people scared of injections ».

L’étude a été menée par une équipe du Georgia Institute of Technology et de l’Université Emory dirigée par le Dr Nadine G Rouphael . Soit une étude de phase I, randomisée, contre placebo, cent participants de 18 à 49 ans naïfs quant au vaccin contre la grippe et sans pathologies dermatologiques, quatre groupes différents. Entre juin et septembre 2015, le vaccin inactivé (de la saison 2014-2015) était « posé » par un professionnel de santé (ou par le participant lui-même) ou administré par injection intramusculaire. Le dernier groupe a reçu un patch-placebo.

Campagnes désertées

Ce dispositif est constitué d’un petit patch contenant une centaine de micro-aiguilles solubles pénétrant la peau quelques minutes, le temps que le vaccin encapsulé pénètre. Le patch est ensuite retiré comme un pansement. Le dispositif ne nécessite pas d’être conservé au frais et présente d’innombrables avantages techniques. Effets secondaires de courte durée : sensibilité locale et quelques douleurs, prurit et érythème localisé une fois le patch enlevé.

L’immunité antigrippale ainsi obtenue est la même selon le mode d’injection – et le fait que le patch soit posé par un professionnel de santé ou par le participant lui-même ne change rien à l’affaire. Plus de 70 % des participants des deux groupes « patchs » ont indiqué qu’ils préféreraient à l’avenir cette méthode de préférence à l’injection traditionnelle – voire à une vaporisation intranasale. Quant aux auteurs ils vantent, sans surprise, les mérites d’une technique qui pourrait notablement réduire le coût des futures campagnes de vaccination. Des campagnes désertées par les professionnels de santé ?

A demain

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