Sperme : le donneur français sera-t-il encore très longtemps celui qu’il a été ?

 

Bonjour

Edouard Philippe II s’est bien gardé d’en parler devant les députés, mais on sait que le projet est dans les cartons de l’hyper-président Macron : autoriser l’accès des femmes seules et/ou homosexuelles à l’insémination artificielle médicalisée avec sperme de donneur (IAD). Mais quel « donneur » ? Et quelles conséquences pratiques sur le don de sperme tel qu’il est organisé en France ? Ce sont là des questions dont personne ne parle dans les médias. C’est dire l’intérêt de la tribune décapante que vient de signer, dans Le Monde, le Pr Stéphane Viville (Université de Strasbourg) : « Don de gamètes : l’anonymat est une hérésie ».

Ne passons pas sur la dimension religieuse du titre. Ce spécialiste nous rappelle que l’insémination artificielle avec donneur fut introduite (en tant que pratique médicale) dans les années 1930 en Angleterre, pays du pragmatisme. « C’est la très forte opposition de l’Eglise anglicane à cette pratique, l’assimilant à un adultère, qui a incité le corps médical à imposer l’anonymat du don de gamètes, instaurant ainsi une forme de clandestinité à cette activité » écrit le Pr Viville. On retrouve ensuite le don (médicalisé) de sperme (congelé) en France à partir de 1973 à l’hôpital de Bicêtre sous la houlette du Pr Georges David. On connaît la suite qui vit (avec l’arrivée du sida) la fin du recours au « sperme frais rémunéré » dans certains cabinets gynécologiques ; puis l’incorporation des règles élaborées par le Pr David dans la loi de bioéthique.

Le sperme et le sang

Aujourd’hui l’IAD est, en France, est assurée par vingt-trois centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme (CECOS). « Afin de ne pas avancer d’arguments à connotation religieuse, omniprésents à l’époque, mais peu avouables en cette période post-Mai 68, le don de gamètes a été -présenté comme un don de sang, écrit le Pr Viville. Se référer à une pratique clinique permettait ainsi d’éviter toute discussion éthique. Or, cet amalgame est peu justifié tant la finalité du don d’organes et celle du don de gamètes diffèrent : l’un soigne, l’autre engendre une vie nouvelle, une part d’humanité. »

Est-ce à cause des pavés de 1968 que l’on assimila le sperme au sang ? L’affaire se discute. On peut aussi y percevoir la poursuite de la construction d’un triptyque éthique français fondé sur le bénévolat, la gratuité et l’anonymat. Et faudrait-il faire une différence entre prolonger la vie et la donner ?

Quoi qu’il en soit, pavés ou pas, le Pr Viville monte en ligne et mitraille les CECOS qu’il accuse d’immobilisme et de camper sur ses « positions ». « Ils restent violemment opposés à la possibilité de levée de l’anonymat, écrit-il. Or, il est temps d’accepter la possibilité d’une double -filiation : génétique/biologique et intentionnelle. La transmission génétique est une réalité, la transmission culturelle, sociale et affective une autre. Pour ce faire, une vraie rupture conceptuelle de la notion de famille est nécessaire afin de dépasser celle du XIXème siècle. »

Droit à ses origines

L’argumentaire connexe est sans surprise : d’autres pays ont « évolué » et la France souffre de « pusillanimité ». Tout cela à cause de « l’avènement du droit à connaître ses origines » qui fait que « nombre de pays pratiquent le don de sperme avec la possibilité d’obtenir des renseignements sur le donneur ». Entendons-nous bien sur la portée toute relative de la révolution : il ne s’agit pas de faire des dons nominatifs, mais « d’offrir la possibilité aux personnes conçues par don de gamètes d’avoir accès à l’identité du donneur ». « Il n’est nullement question, par ailleurs, d’envisager une rétroactivité de la loi : les donneurs anonymes le resteront ». Mais encore ?

Aucun des arguments avancés par les responsables des CECOS ne trouve grâce aux yeux du Pr Viville, à commencer par celui de la pénurie annoncée de donneurs qui ne donneraient que parce que certains de rester anonymes. Un argument qui, selon lui, n’est qu’un « mythe ». « Avec la levée de l’anonymat, le statut du donneur change, écrit-il. Il passe d’une clandestinité honteuse à une reconnaissance de son altruisme. L’anonymat génère un sentiment de transgression, il revient à réaliser un acte inavouable, lié, plus ou moins consciemment, à l’adultère. Sa levée place au contraire le donneur dans une situation valorisante, il n’est plus le fournisseur d’un produit illicite. Il acquiert une identité, son acte est -reconnu. Il devient une personne. »

Serait-ce si simple ? N’y aurait-il pas ici quelques grains de complexité ignorée ? De même, comment aborder la complexité du « besoin de connaître ses origines et sa filiation ». « On est en droit de s’interroger sur les fondements de ce besoin mais non sur l’importance de ce besoin, écrit le Pr Viville. Il est facile de le nier, alors même que le négateur connaît ses propres origines. Nous pourrions multiplier les exemples qui soulignent l’attachement ancestral de l’homme à sa filiation. Tous les domaines de l’art traitent du sujet, citons ne serait-ce que le mythe d’Œdipe. »

Pensées complexes

Un autre argument ? L’engouement que rencontrent les -sociétés qui proposent des tests génétiques directement disponibles au consommateur qui témoigne « de ce besoin d’inscription dans une filiation ». Ces analyses d’ADN permettent de la retracer et d’identifier des parents plus au moins proches. Ils peuvent ainsi servir de tests de paternité ou de maternité, permettre l’identification de demi-frères ou demi-sœurs, de cousins. De ce fait, l’anonymat des donneurs de gamètes ne saurait plus être garanti.

« Il est temps pour les CECOS d’abandonner leur discours idéologique, de modifier leur vision datée de la famille et d’accepter la levée possible de l’anonymat des donneurs de gamètes, conclut le Pr Viville. Et cela avant que la technologie ne la leur impose. » La technologie ou le marché ?  L’éthique ou le commerce ? Les CECOS réagiront-ils publiquement ? On aimerait, sur ce sujet, des extraits d’une pensée exécutive complexe – sinon celle du Premier ministre du moins celle du président de la République.

A demain

4 réflexions sur “Sperme : le donneur français sera-t-il encore très longtemps celui qu’il a été ?

  1. « Aucun des arguments avancés par les responsables des CECOS ne trouve grâce aux yeux du Pr Viville, à commencer par celui de la pénurie annoncée de donneurs qui ne donneraient que parce que certains de rester anonymes. Un argument qui, selon lui, n’est qu’un « mythe ». »

    Est-ce que cette tribune donne des arguments plus ou moins scientifiques ou s’agit-il simplement d’une opinion exprimée avec force mais d’une simple opinion ?
    Par exemple existe – t -il des données d’ailleurs montrant que l’intrduction du don non anonyme ne fait pas faiblir le nombre de donneurs ?

    Comme je ne suis pas (plus) abonné au Monde, je ne sais pas.

  2. Seriez-vous de ces négateurs pour qui il est facile de nier puisqu’ils connaissent leurs origines?
    La confusion entre don de sang et de sperme est l’un des scandales éthiques de ce siècle parce qu’il a aboutit a nier l’humanité de ceux qui en sont issus (pas d’accès a nos origines, notre histoire, notre biologie, une ressemblance, nos demi frères et soeurs, nos antécédent médicaux, pas d’étude sur l’impact psychologique des adultes).
    Certes le biologique ne fait pas tout, mais si le biologique n’avait aucune valeur nous échangerions tous nos enfants à la maternité de bon coeur.

    Trop souvent oublié aussi la parole des parents de ces adultes nés par don de gamètes qui souffrent de cet anonymat qui leur est imposé.
    De même que celle des donneurs qui souhaitent rencontrer ces adultes. Contrairement a ce que l’on pense ils sont nombreux à le vouloir.

    Je suis née par don de gamète en 1988 et je trouve la position du Professeur Stephane Viville visionnaire pour la France, nécessaire et courageuse.
    L’anonymat du don de gamètes n’a plus lieu d’être: D’une part parce que la France viole le droit européen qui s’applique en droit français, ce que tout le monde fait mine d’ignorer, et que conformément à sa jurisprudence la Cour européenne des droits de l’homme condamnera la France et imposera la levée de l’anonymat dans notre droit (une action est en cours) ; D’autre part parce que comme le souligne le Stephane Viville les tests ADN font exploser l’anonymat de fait, on peut même dire que l’anonymat n’existe déjà théoriquement plus. Une néerlandaise et une australienne viennent tout récemment de retrouver leur donneur par le biais de ces tests.

    Pour répondre au commentaire précédent, des études ont été faites principalement en Angleterre et Australie. Le niveau reste le même voire augmente, il y a juste un changement du profil du donneur plus mature en général sur la portée de ce don qui est tout sauf anodin.

    Je vous rejoins par ailleurs sur la nécessite d’une prise de position de l’exécutif sur cette questions.

  3. En tant qu’ancien donneur de gamètes, je suis abasourdi par la déconfiture intellectuelle de ce monde. Le problème est pourtant simple: une possibilité a été ouverte pour solutionner un problème de stérilité. Cette possibilité est certes limite, mais d’un point de vue pratique le rapport bénéfice/problème est positif. Dans les problèmes survenus, on trouve celui des jeunes qui, et c’est parfaitement leur droit, considèrent qu’ils veulent savoir ou rencontrer l’individu appelé donneur ou père biologique. Bien. Je rappelle que tout mouillé, la population concernée, enfants, donneurs, receveurs doit aller chercher dans les 120000 individus soit moins de 0.2% des français : les 99.8% restant, qui ne sont pas concernés, médecins, journalistes, philosophes, psychanalystes et autres marchands de certitudes ne pourraient ils pas nous lâcher la grappe ? D’après mes informations : 1°) aux Usa ce sont 30% des jeunes qui contactent les banques de gamètes pour une demande qui va du simple complément d’information (la moitié de ces 30%) à une demande de rencontre (l’autre 15%) (au lieu de pi…r des articles dans le monde, un journaliste pourrait il faire son métier en confirmant ce type d’information ?) 2°) dire que les tests ADN en ligne vont faire tomber l’anonymat est une fumisterie journalistique, le nombre de donneur découvert en france est égal à 0, et l’activité de ces banques aujourd’hui anarchique ne va pas tarder à être sérieusement régulée ne serait ce que pour préserver la confidentialité sur l’identité des personnes exerçant des fonctions requérant l’anonymat et préserver leur sécurité. (défense, justice, police,…) 3°) dans tous les pays où l’anonymat a été levé, le nombre des donneurs s’est effondré, il est reparti ensuite à la hausse simplement parce que le mode de recrutement a complètement changé (rémunération et grosses campagnes de pub – cf les campagnes de pub dans le metro londonien – peut on encore parler de donneurs quand on paie ou quand on conditionne ?) 4°) et que pensez vous du succès de Cryos la banque qui permet, pour le prix d’un chiot de race, de faire de l’eugénisme soft avec en plus le confort d’un donneur étranger qu’on est sûr de ne jamais voir ? Je crois que les pauvres iront dans les Cecos et les riches iront consommer chez Cryos (l’article de Mr Vizille est à cet égard une dissertation franchouillarde et ubuesque) 5°) quelqu’un a t il pensé dans sa petite tête que le donneur de gamètes a des enfants des parents des frêres et soeurs des neveux et nièces qui n’ont pas forcément envie de voir débarquer dans leur vie toute la smala qui gravite autour des enfants du don ? (en particulier les mères de ces jeunes, le don ne leur étant pas destiné mais au père infertile. Aimeriez vous en tant que donneur que cette histoire devienne publique et que tout à chacun puisse librement en parler à vos enfants « après tout , c’est ton demi-frère ») 6°) les décérébrés qui parlent de « l’accès aux origines » ont ils simplement conscience que l’humain est ainsi fait qu’un lien d’empathie et de sympathie suivra immédiatement : si je vous annonce que votre boulanger est votre demi frère, irez vous toujours acheter le pain de la même façon ? 7°) le nom de donneur que vous donnera le cecos sera celui associé à l’insémination, et comme le papa avait peut être une stérilité fluctuante, la maman était une coquine, ou le cecos était un peu désorganisé, il va falloir prouver que ce donneur est bien le géniteur (et si ça n’est pas le cas, bonjour l’ambiance…) 8°) en Australie (qui importe l’essentiel de ses gamètes des USA), dans l’état de Victoria, le plus en pointe sur l’interdiction de l’anonymat, on voit apparaître des motivations surprenantes chez les donneurs : laisser une descendance ou avoir une progéniture pour ses vieux jours sans avoir à s’occuper de jeunes enfants 9°) si une partie significative des enfants du don ressent un besoin auquel en tant que donneur je peux apporter une réponse, évidemment on peut discuter. Les anglais ont mis en place un site anonymisé auquel donneurs et enfants peuvent avoir un compte. Ils communiquent un échantillon d’ADN. En cas de correspondance, un processus de mise en contact est démarré, anonymement. Et ensuite, libre à eux d’aller plus loin que ce simple échange anonyme et ce dans le respect de tous, enfants, donneurs, parent receveur, et leurs proches. Le rasoir d’Occam privilégie toujours de retenir la solution la plus simple, et le principe de subsidiarité privilégie les solutions des parties prenantes. ( les Chamoniards sont les mieux placés pour savoir quelle pelle à neige acheter, ils n’ont pas besoin des Oléronnais qui eux sont les mieux placés pour gérer eux mêmes leurs parcs à huîtres)

    • Et bien je suis tout à fait d’accord avec vous, beaucoup se saisissent de ce débat sans avoir une grande légitimité sur le sujet. Et l’on oublie toujours d’interroger les principaux concernés: donneurs, parents et adultes issus de ces dons.
      En revanche, ce n’est pas parce que cette situation concerne un petit nombre de personnes qu’il ne faut pas en parler.

      Vous faites erreur sur les tests ADN en ligne. Il y a très peu de chance qu’ils soient régulés car ils obéissent au droit étranger et non au droit français et la généalogie génétique est en plein essor. D’autres parts, des français sont probablement très proches de retrouver leur donneur (les exemples de « retrouvailles » se multiplient dans le monde) mais ils n’en feront peut être pas état publiquement car cela implique eux-même, le donneur et leurs parents, donc vous n’êtes pas au courant de tout. Enfin les donneurs qui recherchent leurs enfants biologiques se soumettent eux même à ces tests.

      Vous avez tout à fait raison de dire que la certains des adultes issus de don de gamètes ne feront pas la démarche pour connaitre leur donneur, ou se satisferont d’une simple identité sans la rencontre. Mais même cette possibilité nous est refusé par la communauté médicale française. Et l’écrasante majorité des adultes (environ 70 000) ne sont pas au courant de leur mode de conception ce qui compliquent les choses (et les éventuelles études qui auraient pu être menées en France mais les CECOS se sont bien gardé d’en faire).

      Effectivement, puisque le don de gamète n’obéit plus au régime du don du sang (anonyme et gratuit), pourquoi ne pas faire un don non anonyme et rémunéré (de façon très raisonnable)? Plus de problème de pénurie dans ce cas. Mais ce débat est encore confisqué par les autorités médicales et il est impossible d’en parler. Et si l’on décidait de rester sur le principe de la gratuité, a quoi cela sert il de faire naitre des adultes en souffrance à cause de l’anonymat imposé dans ce mode de conception?

      Vous avez tout à fait raison, les couples aisés et/ou informés fuient la France et son régime peu protecteur pour les droits de l’enfants. Ils n’ont aucune envie d’imposer cet anonymat à leur enfant qui est un adulte en devenir et se posera un jour des questions. De même que l’absence d’accès aux antécédents médicaux est un réel soucis au quotidien. Ils préfèrent des banques de sperme étrangères plus respectueuse sur ces deux points: pas d’anonymat et accès aux antécédents médicaux. Les « pauvres » ou parents mal informés se contentent des CECOS français.

      Pour la « smala » qui débarqueraient dans la famille du donneur cela est peu probable. Par contre que l’adulte issus de votre don vous contacte (très gentiment et poliment) un jour, ce n’est pas à exclure. Le donneur en donnant a déjà à l’origine pris lui même ce risque en exposant toute sa famille (grand parent, neveux et nièces et ses propres enfants). La communauté médicale vous a menti en vous promettant un anonymat absolu. A cette époque déjà, des pays européens levaient l’anonymat. La France est l’un des derniers à l’imposer. Et ils continuent de mentir à ceux qui donnent tout récemment.

      Je ne sais pas combien d’adultes issus de votre don vous pensez avoir mais entre 1973 et 1994 il n’y avait pas de loi (la loi n’est intervenue qu’en 1994 avec rétroactivité) et ils ont fait absolument n’importe quoi. Vous avez probablement une cinquantaine de descendants (plus si vous avez donné plusieurs fois ou dans plusieurs CECOS), tous né dans la région de votre don, de la génération de vos enfants. Les risques de rencontre sont bien plus importants qu’ils ne l’annoncent, de même qu’ils faut éviter que la génération suivante ne se marient entre elle. Des enfants sont nés handicapés du à un problème génétique et certains ont des cancers a caractère héréditaire, et les CECOS se gardent bien de faire remonter l’information qui pourrait pourtant être très importante pour le futur des enfants du donneur. Même la levée anonyme des antécédents médicaux nous a été refusé.

      Des liens de sympathie naitront peut être de ces rencontres entre le donneur et l’adulte issu du don, ou pas. Rappelons qu’il s’agit de rencontre entre deux adultes qui sont bien à même de décider tout seul du lien qu’ils ont envie de créer ou non.
      Par ailleurs, certains approchent déjà la quarantaine et sont mariés et parents eux mêmes. Ce ne sont plus du tout des « enfants ».

      Il y déjà eu des « serial donneurs » en France qui se sont amusé à donner dans chaque CECOS de France pour « perpétuer leur descendance ». Ils ont probablement entre 200 et 300 enfants puisqu’il n’y avait aucun système de contrôle entre chaque région. Il n’y encore aujourd’hui qu’un vague contrôle à l’aide de la date de naissance du donneur sur laquelle il peut mentir. C’est l’un des scandales que les CECOS tentent de camoufler en maintenant l’anonymat.
      Ils ont aussi perdu des dossiers dans les déménagements et ils détruisent les dossiers après 40 ans.
      Ils n’ont également exercé aucun contrôle sur les couples receveurs (casier judiciaire, risque de maltraitance), la seule condition étant d’être un couple marié stérile et certains enfants ont pu se retrouver dans des familles assez épouvantables. Puisque dans leurs esprit le don de sperme est équivalent au don de sang, on se fiche bien de ce qui pourrait advenir de ces enfants (aucune étude non plus sur le sujet, vous pensez bien). Un couple refusé à l’adoption peut très bien recevoir un don d’embryon par exemple.

      Vous êtes finalement ouvert à être questionné sur votre envie ou non d’entamer un processus d’échange sur le modèle du système anglais que vous décrivez et vous avez bien raison, une solution pourrait probablement être trouvé dans le respect de tous (parents, donneur et adulte issu du don).

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