A tout hasard, connaissez-vous le vrai goût de l’acide désoxyribonucléique de Ricard® ?

Bonjour

Soleil estival d’un matin dominical à la terrasse du Celtic. Pour le JDD c’est déjà la rentrée : Jean-Michel Blanquer, ministre macronien de l’Education nationale, nous dit « ce qui va changer ». Et le descendant de Jules Ferry de désigner notre nouvel ennemi : sus à « l’égalitarisme » !

Page 10 du JDD : une interview-fleuve du PDG, depuis deux ans, d’un géant : Alexandre Ricard. L’homme garde la tête froide alors même que George Clooney vient d’agiter le monde des spiritueux : il vient de vendre sa marque de tequila pour un milliard de dollars à Diageo, le « numéro un mondial »…

Orangina, Pampryl et Banga

Il y a vingt ans Alexandre Ricard avait 25 ans. Et Pernod Ricard venait de perdre sa place dans le CAC 40 : le groupe s’était diversifié dans des boissons sans alcool avec Orangina, Pampryl et Banga… Puis le groupe s’est recentré sur les spiritueux. A l’époque c’était audacieux. Mais depuis, tout va mieux. « En dix ans, après avoir investi vingt milliards d’euros en acquisitions, nous sommes passés de sixième à numéro deux mondial » dit Alexandre. Autre confidence :

« Hier le consommateur avait une fidélité absolue à une marque. Si le bar du quartier ou le magasin du coin n’avait plus son Ricard ou son Chivas, il traversait la ville pour en trouver et pouvait même aller plus loin. [On raconte volontiers la même histoire pour Le Monde] Aujourd’hui, le consommateur est toujours fidèle… mais à trois, quatre, cinq et jusqu’à six marques (…). »

Perrier-Jouët®

Que pourraient, sur ce sujet, nous dire les spécialistes affûtés de sociologie-addictologie ? De même, quelle lecture médicale faire de cette autre fine observation ricardienne : « l’apéritif reste, en France, le plus grand moment de consommation avec 60% de la valeur du marché des spiritueux ». Suivie de cette autre confidence :

« Là encore, les habitudes ont évolué entre le verre en terrasse à midi, l’apéro chic au champagne ou le mojito. Il reste une priorité pour nous car c’est l’ADN du groupe. Quand mon grand-père a fondé Ricard en 1932, c’était pour partir à la conquête de l’apéritif. »

Jameson®

On lira la suite, passionnante, des opérations marchandes et planétaires visant à séduire « la génération des 25-35 ans ». « Je souhaite qu’une de nos marques soit présente à chaque moment de consommation » dit Alexandre. La décalque de ce souverain sur l’empire duquel le soleil ne se couchait jamais ? « Si à tous les mariages dans le monde on boit du Perrier-Jouët, elle deviendra de facto la première marque de champagne » dit l’empereur des spiritueux et des bulles. Mais y-a-t-il assez de Perrier-Jouët en caves pour réjouir tous les mariées et tous les mariages du monde ?

Quant à la plus grande satisfaction d’Alexandre, au-delà des ADN anisés, elle vient d’Irlande : Jameson®. Une centaine d’ambassadeurs, jeunes diplômés sont envoyés par Alexandre aux quatre coins de la planète. Mission diplomatique :  séduire et faire boire au plus grand nombre, mariage ou pas, cette gloire à peine tourbée. C’est écrit et chiffré : sur cet empire, le soleil ne se couche jamais.

A demain

 

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