Episiotomies et violences obstétricales : non, Marlène Schiappa ne doit pas démissionner

Bonjour

« Schiappa : démission ». Après la violente polémique épisiotomique de ces derniers jours, c’était immanquable. Et cela n’a donc pas manqué. La vieille histoire des causes et des effets. Après le Collège national de la profession, après le Conseil national de l’Ordre des médecins, voici le Syndicat National des Gynécologues Obstétriciens de France (SYNGOF). Le « premier syndicat de la profession », demande au Premier ministre la démission de sa Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes. Et voici pourquoi :

« Quand une secrétaire d’Etat, dans ses fonctions officielles, appuie sa démonstration devant la représentation nationale sur des données manifestement erronées, il s’agit d’une malhonnêteté. Et quand ces données issues d’un sondage de la « blogosphère » sont le principal argument du gouvernement pour salir une profession entière en l’accusant ouvertement de maltraitance envers les femmes, il faut se poser la question : comment et par qui sommes-nous gouvernés ?

« Dès lors, le SYNGOF pose la question de l’avenir de Madame Schiappa dans le gouvernement. Ce n’est pas de l’amateurisme que de faire la promotion de données non contrôlées, issues d’un militantisme qui a fait le personnage. Ce n’est pas de l’amateurisme que d’affirmer qu’une profession entière maltraite les femmes dont elle a la charge. Il s’agit de fautes professionnelles graves qui ébranlent la crédibilité du gouvernement de la France. »

Douleurs féminines

Ce communiqué, destiné à la presse, est signé du Dr Bertrand de Rochambeau, président du SYNGOF. Nous reviendrons sous peu sur cet éclairant sujet. Reste la question de fond, trop brièvement évoquée au Sénat par Marlène Schiappa. Peu après avoir bien malencontreusement cité les chiffres qui ont déclenché la polémique la secrétaire d’Etat élargissait son propos, expliquant que la question qu’elle soulevait renvoyait plus généralement au sujet plus global de l’acceptation de la douleur par les femmes : « Nous vivons dans une société qui nous a conditionnées à la douleur, en disant qu’elle était normale et qu’il fallait l’accepter.  Je pense que c’est un combat culturel que nous devons mener ». A suivre.

Marlène Schiappa, 34 ans, doit sans aucun doute mieux s’expliquer, et le cas échéant, être très sévèrement critiquée. Mais pourquoi devrait-elle, déjà, démissionner ?

A demain

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