Baclofène et maladie alcoolique : Agnès Buzyn se devrait de mettre un terme à la polémique 

Bonjour

C’est une pétition qui court sur la Toile, une pétition comme il doit en exister des centaines. Celle-ci est adressée à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé : « Le baclofène sauve des vies, n’interdisez pas le baclofène ». Où l’on retrouve le dossier à tiroirs, grand ouvert en plein été, du « baclofène-80mg ».

« A Madame la Ministre de la Santé,

« Proche d’une jeune personne dont la vie a été littéralement sauvée par le baclofène depuis 5 ans, et qui continue d’en avoir besoin à de très hautes doses pour ne pas retomber dans la spirale mortifère de l’alcool et de la drogue, j’en appelle à tous les utilisateurs dont la vie a été positivement bouleversée par l’arrivée de ce traitement et à tous ceux qui en ont été témoins.

« Ce mardi 25 juillet 2017, en plein été et s’appuyant – fait unique et troublant – sur une seule étude interne, extrêmement contestée et non signée (du jamais vu…), l‘Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a décidé, seule, sans avoir consulté aucune des organisations de médecins addictologues ni aucune structure représentative des patients usagers, d’interdire la prescription de baclofène à des doses supérieures à 80 mg par jour. Or nombreuses sont les personnes qui ont besoin de doses nettement supérieures pour maintenir l’abstinence dans leur addiction (…) »

Apaisement

On connaît, pour l’essentiel, la suite. Ou on la devine, qui accuse la direction de l’ANSM d’avoir pris, seule, « la lourde responsabilité de faire replonger les personnes concernées dans leur addiction » et « de mettre leur vie en danger et de ne pas leur porter assistance ».

« Avec cette décision, ce ne sera pas un risque statistique théorique de décès qui serait « multiplié par 1,5 pour une dose de 180 mg par jour » (chiffre vivement contesté par les spécialistes) qui sera constaté mais bien une augmentation réelle et catastrophique des rechutes de maladies psychiatriques et de leurs conséquences habituelles : suicides, morts par prises de risques inconsidérées ou agressions d’autres personnes. »

Tout commence, sur ce sujet médical, médicamenteux et polémique, à avoir été écrit et dit. Comme toujours à ce stade d’un conflit les regards convergent vers les hauteurs de l’exécutif. Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé lira bientôt la nouvelle supplique qui lui est adressée. On imagine ses conseillers pleinement au fait du sujet. On comprendrait mal qu’un geste pragmatique d’apaisement ne soit pas, discrètement ou pas, signifié. Au risque, en son absence, d’irriter la direction générale de l’Agence nationale de sécurité du médicament.

A demain

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