Paris : Neymar Jr. ne jouera pas avec les enfants perdus du square Alain-Bashung (18 ème)

Bonjour

On lit la presse, très sérieusement, quotidiennement ou presque. On désespère bien sûr. Et puis, ici ou là, une embellie, un véritable reportage, un souffle journalistique. Comme, aujourd’hui, celui, dans Le Monde, signé de Louise Couvelaire. Un œil, une plume, un croqué-vif. Et, en l’espèce, un symptôme politique : « A Paris, des enfants des rues, drogués et violents, laissent les services sociaux désemparés ».  Comment, ici, ne pas s’effacer ? Comment ne pas y songer ?

« Quelques-uns sont revenus, à moins qu’ils ne soient jamais partis. D’autres sont arrivés. Plus nombreux. Dans le petit square Alain-Bashung, situé au cœur du quartier de la Goutte-d’Or, à Paris (18e), ils sont une trentaine ce jour-là à traîner leur « misère », disent-ils, et leurs corps écorchés. Tous sont mineurs, isolés et originaires du Maroc. Le plus jeune garçon a 10 ans, le plus âgé, 17 ans. Il y a quelques mois, une quinzaine d’enfants et d’adolescents sont ainsi apparus pour la première fois dans les rues de la capitale.

Dépassés par leur jeune âge, leur forte consommation de drogue – ils sniffaient de la colle dans des sacs en plastique –, leur violence et leur refus de se soumettre aux règles des services de l’aide sociale à l’enfance, les pouvoirs publics et les habitants ont été pris de court. Les tentatives visant à les prendre en charge se sont soldées par des échecs. Un phénomène inédit. (…)

Le square Alain-Bashung est devenu le théâtre d’un sinistre défilé (…) La plupart vivaient déjà dans la rue au Maroc, ils sont arrivés à Paris en passant par Tanger, Melilla (Espagne), Barcelone ou Madrid (…) A part leurs survêtements usés, leurs baskets et leurs blousons à capuche, ils n’ont rien.  »Alors oui, admettent-ils sans détour, on vole. » Derrière le comptoir de sa petite supérette du coin de la rue, Faouzi Ben Omrane se désole.  »Ils font la misère au quartier, souffle-t-il. Ils sont de plus en plus nombreux, très jeunes et volent les sacs et les bijoux des femmes dans la rue ». »

Neymar Jr.

Que font la police et la maire de Paris ? « Depuis l’apparition des premiers mineurs isolés marocains il y a cinq mois, la Mairie de Paris et les différents services de protection de l’enfance tentent de les prendre en charge, sans parvenir, pour l’instant, à comprendre leur trajectoire exacte. Ni à déterminer s’ils sont sous la coupe de passeurs et de trafiquants » répond Le Monde. Et le quotidien qui en a tant et tant vu , tant raconté, depuis sa vieille rue des Italiens :

« La mairie du 18e, soulignant leur ‘’état de santé inquiétant’’ et l’’’exceptionnelle gravité’’ de la situation, a relancé les dispositifs d’urgence : maraudes, procédure en lien avec le parquet pour éloigner les jeunes filles… En attendant, alors que la nuit s’apprête à tomber, le square Alain-Bashung se vide. Ses jeunes occupants du jour se dispersent par petits groupes pour trouver un coin où dormir. »

Jeudi 3 août au matin, un homme s’est présenté à Madrid au siège de la Ligue espagnole de football. Il avait dans une main un chèque de 222 millions d’euros. Et il est reparti avec. Refus par la Liga du paiement de la clause libératoire permettant la rupture du contrat liant le Brésilien Neymar Jr. au FC Barcelone – un préalable à son engagement avec le club qatari du PSG. On peut, aussi, imaginer que la cour des Miracles du square voue un culte à Neymar.

A demain

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