Pour tromper son ennui un infirmier allemand aurait tué délibérément entre 90 et 180 patients

Bonjour

La figure de l’anesthésiste (de l’infirmier) criminel est un classique fort prisé des médias généralistes. On la retrouve aujourd’hui avec Niels Högel. L’affaire a éclaté en 2005, lorsque Niels Högel avait été surpris par une collègue en train de pratiquer une injection non prescrite à un patient dans la clinique de Delmenhorst – ce qui lui avait valu, en 2008, sa première condamnation pour tentative de meurtre à Oldenbourg (Basse-Saxe).

Cet ancien infirmier a, depuis, été condamné à la prison à perpétuité pour l’assassinat de deux patients. Puis, à la suite de cette condamnation, il a confié à son psychiatre être l’auteur d’environ cinquante autres homicides, le plus souvent par surdose médicamenteuse.

Aujourd’hui une commission d’enquête spéciale, mise en place à la suite de ces aveux, estime, à partir d’exhumations effectuées dans le cadre de ses investigations, que le nombre total de patients tués se situe entre 90 et 180.  « Après 134 exhumations, et plusieurs centaines de témoignages, on peut prouver au moins 90 meurtres, et il y en a au moins autant qu’on ne peut pas prouver, a reconnu devant la presse le chef de la commission d’enquête. Ce nombre est exceptionnel, unique, dans l’histoire de la République fédérale [d’Allemagne]. »

Aucune alerte n’a fonctionné

« Ce que nous avons pu apprendre est effrayant et dépasse tout ce que l’on aurait pu imaginer », a indiqué le chef de la police d’Oldenbourg. L’homme a indiqué que son mobile était parfois ‘’l’ennui’’, parfois aussi sa volonté de démontrer à ses collègues sa capacité à ramener à la vie des patients au seuil de la mort. Un cas de figure peut-être moins rare qu’on pourrait le croire.

Ce n’est pas tout : selon la police allemande, cette affaire met aussi en lumière les dysfonctionnements des deux cliniques où travaillait l’infirmier. Alors que le nombre des décès augmentait lorsqu’il était de service, aucun mécanisme interne n’a donné l’alerte. «Ces meurtres auraient pu être empêchés », juge le chef de la police. Pourquoi ne l’ont-ils pas été ? De ce côté-ci du Rhin, et toutes proportions gardées, cette ahurissante affaire n’est pas sans rappeler celle qui à Besançon a vu au début de cette année un anesthésiste soupçonné de sept empoisonnements volontaires.

A demain

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