Levothyrox : le remède de la ministre de la Santé pour en finir avec les effets indésirables

Bonjour

Changement de méthode : la ministre de la Santé parle, l’Agence du médicament se tait. Ce lundi matin 11 septembre Agnès Buzyn était sur RTL. Eléments de langage et réponse politique aux attaques « politiciennes » sur la réponse gouvernementale à la catastrophe de l’ouragan Irma sur les Antilles. Et nouvelles réponses sur l’affaire, toujours montante, du Levothyrox. Une ministre accusée de ne pas prendre en compte les plaintes et les souffrances des personnes qui estiment être victimes d’effets secondaires toujours indésirables, parfois handicapants crampes, maux de tête, vertiges, perte de cheveux etc.).

La ministre répond que malgré la crise de l’ouragan antillais elle a reçu « toutes les associations et Anny Duperey ». Elle précise que contrairement à ce que pourrait laisser croire la pétition qui lui est adressée (250 000 signatures) ses services n’ont connaissance (« remontant du terrain ») que de 9 000 signalements d’effets indésirables. Un chiffre a rapporter aux trois millions de personnes qui ont été concernées par la modification des excipients de ce médicament.

Ni fraude, ni complot, ni erreur

 « Il n’y a pas de fraude, il n’y a pas de complot, il n’y a pas d’erreur, il y a eu un problème d’information des malades, les patients ont été surpris par une formulation qui avait changé et qui, pour certains, donnait des effets secondaires, reconnaît Agnès Buzyn. Beaucoup de ses effets secondaires sont liés à des difficultés à redoser correctement le Levothyrox, mais ils s’estompent quand on arrive à bien doser le traitement. »

Tout (ou presque) ne serait donc qu’une affaire d’information et de dosage. En savoir plus quant à l’ampleur réelle du phénomène ? On reste ici dans l’entre-soi. Les derniers chiffres de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) évaluaient à 5 000 le nombre de des déclarations de ces effets indésirables. Cette Agence n’en dira pas plus avant les conclusions de l’enquête de pharmacovigilance qui seront publiées en octobre. Et rien n’est dit quant à la cause première de ce mystérieux « problème d’information des malades » qui ne serait pas une « erreur ».

Pour l’heure des patients de l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT) ont annoncé leur intention de porter plainte contre laboratoire Merck Serono et contre les autorités sanitaires. Un jour viendra peut-être où, comme dans l’affaire de l’ouragan Irma, des voix s’élèveront pour demander une commission d’enquête parlementaire.
A demain

3 réflexions sur “Levothyrox : le remède de la ministre de la Santé pour en finir avec les effets indésirables

  1. Letude critique de l etude clinique financee par Merck dont le Dr Dupagne a ete l initiateur (atoute.org) indique que , sans que cela ait ete vu par les auteurs ‘Kahaly et coll.) ?? ni par l ansm pour l amm, que chez un tiers des utilisateurs, il existe des differences d absorption de plus de 20 %… Cela fait 1 million de patients potentiellement concernes ! Leffet « nocebo » a bon dos !

  2. Un grand merci pour vos explications je vais souffrir rassuré. J ai bien peur que cela ne fasse comme le sans contaminé , ou l hormones de croissance.
    Pourquoi la France sert elle de cobaye pour l Europe?
    Encore merci

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