Effets secondaires : l’affaire du Levothyrox prend de nouvelles dimensions judiciaires

Bonjour

Rien n’y fait. Il y a moins d’une semaine Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé recevait les associations et l’actrice Anny Duperey qui avait publiquement mis en cause l’attitude du gouvernement dans l’affaire du Levothyrox. On apprend aujourd’hui, via l’AFP, qu’une cinquantaine de nouvelles plaintes – dont celle d’Anny Duperey – de patients mécontents de la nouvelle formule de ce médicament vont être déposées. Le piquant de l’affaire est que l’annonce en a été faite par l’avocate et ancienne magistrate Marie-Odile Bertella-Geffroy, ex-juge du pôle santé publique de Paris – aujourd’hui conseil de l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT).

« Ces ’plaintes contre X’ vont être déposées auprès du pôle santé publique pour quatre motifs : ‘’non-assistance à personne en danger, mise en danger de la vie d’autrui, atteinte à l’intégrité de la personne et tromperie sur les qualités substantielles du médicament aggravée par une atteinte à la santé’’ », a détaillé Me Bertella-Geffroy. Elles viendront s’ajouter à un autre front judiciaire : les douze premières plaintes déjà déposées à Paris par Me David-Olivier Kaminski, qui annonce en déposer prochainement encore une dizaine.

Ni fraude, ni complot, ni erreur

« Seule une enquête judiciaire pourra permettre de faire la vérité sur ce scandale », a déclaré MKaminski, dont les plaintes concernent les responsabilités de l’ex-ministre Marisol Touraine, de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et les laboratoires pharmaceutiques Merck Serono. Selon lui « la France, qui se targue d’avoir le meilleur système de santé au monde, a pour le coup totalement méprisé près de trois millions d’usagers de ce médicament ». Au terme de sa rencontre avec les associations de patients mécontents Agnès Buzyn avait fait état de 9 000 signalements d’effets indésirables.

« Il n’y a pas de fraude, il n’y a pas de complot, il n’y a pas d’erreur, il y a eu un problème d’information des malades, les patients ont été surpris par une formulation qui avait changé et qui, pour certains, donnait des effets secondaires, avait alors déclaré la ministre. Beaucoup de ses effets secondaires sont liés à des difficultés à redoser correctement le Levothyrox, mais ils s’estompent quand on arrive à bien doser le traitement. »

« Ce n’est pas un scandale sanitaire, mais c’est une crise d’information, avait-elle expliqué à la presse quelques jours auparavant. Nous devons sortir du registre du drame et dédramatiser l’information autour du médicament. J’ai décidé de mettre en place une mission d’information sur cette question.» Que nous apprendra-t-elle ?

A demain

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