Démocratie et onze vaccinations : Agnès Buzyn annonce « la fin de la récréation »

Bonjour

Aube du vendredi 15 septembre 2017, Agnès Buzyn descend dans l’arène médiatique radiophonique et se soumet aux questions de Nicolas Demorand devenu, sur France Inter, « la voix la plus puissante de l’Hexagone »  (sic) (Les Inrockuptibles). On abordera bientôt le recul ministériel sur le Levothyrox mais on commence par le bras de fer sur les onze vaccinations pédiatriques bientôt obligatoires. La ministre reprend son argumentaire. Demorand la presse, suggère. Cela donnera bientôt :

« Je suis une fervente partisane de la démocratie sanitaire, mais je siffle la fin de la récré, car il y a des enfants qui meurent (…) On parle d’un risque sanitaire ! ».

Où l’on comprend qu’il y a un temps pour l’indispensable détente récréative (la « démocratie sanitaire ») et un temps où l’on rentre en classe pour s’occuper des choses sérieuses (le « risque sanitaire »). Une position ministérielle pour le moins étonnante exprimée dans « un contexte de responsabilisation croissante d’un patient toujours plus expert » (Le Quotidien du Médecin).

Accepter la contrainte

Ce ne sera pas la seule surprise de cette matinale. Ainsi Agnès Buzyn osera-t-elle l’idée peu banale en démocratie selon laquelle  « la contrainte vise à rendre la confiance ». « Le manque de confiance est véhiculé par des informations qui circulent sur les réseaux sociaux. Il faut lutter contre les fausses informations. C’est compliqué pour les pouvoirs publics », reconnaît-elle. Contraindre pour donner confiance ? Nouveau novlangue ?

Compliqué pour la ministre ? C’est encore plus compliqué pour les parents-citoyens qui attendent toujours de savoir à quelle peine ils seront condamnés en cas de refus vaccinal. Sur France Inter la ministre laisse planer la menace d’un refus total des enfants non totalement vaccinés à l’entrée en collectivité. Où iront-ils ? Nicolas Demorand ne la relance pas. Et rien n’est encore décidé, au gouvernement, quant à la « clause d’exemption » suggérée dans les conclusions de la concertation citoyenne présidée par le Pr Alain Fischer sous le précédent quinquennat. Jusqu’à quand ?

Retour dans la classe, certes, mais avec quelle solution ? Agnès Buzyn estime nécessaire « d’aider les médecins » – avec des « outils pédagogiques » (sic) –  à expliquer la vaccination à leur patientèle. « Lorsqu’un médecin prend le temps, les parents adhèrent plus facilement », observe-t-elle. La récréation est bien finie.

A demain

 

2 réflexions sur “Démocratie et onze vaccinations : Agnès Buzyn annonce « la fin de la récréation »

  1. Où l’on continue de taper du poing sur la Bible sans l’avoir écrite.

    On martyrise le pupitre, l’air martial ou institutoral (fin de récré).

    On n’a pas eu la force morale ni universitaire de charger une escouade de scientifiques d’esprit, infectiologues peut-être, ou spécialistes de santé publique, pour démontrer l’efficacité et la relative innocuïté (le rapport bénéfice risque favorable donc) de la vaccination.

    On ne manque pas d’universiataires dans ces spécialités.

    La mission est noble et vitale pour la nation après tout (restons cohérents).

    De petits groupes , voire simple binômes auraient eu pour mission de montrer le bénéfice qui du vaccin anti-tétanique, qui de celui contre H. influenzae, qui contre la rougeole etc…
    Ces démonstrations scientifiques auraient intégré le débobinage des arguments avancés par les antivaccinistes. Pourquoi l’argument de « la maladie était déja en train de disapraître avant le vaccin » , « le tétanos n’est pas immunisant » « même pas vrai  » , » l’effet de protection collective (« herd immunity ») n’existe pas » , etc.

    On aurait pu faire un beau site internet avec mission à chacun et notamment aux médecins de s’en imprégner.

    Cela n’a pas été fait.

    Pas de démonstration scientifique au dela des données très parcellaires inculquées en fac de médecine avec un niveau de preuve « Je vous le dis donc c’est vrai ».

    Les vaccins méritent mieux que l’affirmation péremptoire.

    Faites le bouleau bon sang de Brest !

  2. J’ai horreur des obligations et des menaces concernant la santé. On va vers un gouvernement totalitaire. Et je ne suis pas anti-vaccin, juste un peu sceptique parfois mais j’ai toujours vacciné quand on me le demandait.

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