Addiction et politique : les dernières confidences de Marisol Touraine à La Nouvelle République

 

Bonjour

Qui a dit que l’exercice pouvoir politique ne devait pas être rangé au rayon des addictions et des passions ? Ainsi Marisol Touraine, ministre de la Santé durant cinq ans et qui avait quitté la scène par la petite porte des législatives après une volte-face politique ratée qui laissera des traces. Trois mois après sa défaite la voici à nouveau en course dans les médias. C’est La Nouvelle République qui l’a retrouvée dans son ancien « fief » tourangeau.

A Paris l’ex-ministre a réintégré le Conseil d’État où elle avait fait son entrée en 1991. Là elle participe au travail collégial de « conseil juridique du gouvernement pour la préparation des projets de loi, décrets etc. ». « Un travail stimulant intellectuellement » assure celle qui, pour autant, entend bien « continuer à peser politiquement ». Une confidence : elle n’a « vraiment pas » envie de briguer la direction de l’ENA…  Une autre confidence : le « sentiment d’immense liberté » qui l’habite.

« On m’avait dit, quand j’ai quitté le gouvernement, que j’allais connaître un moment de vide. J’avais peur de cela. Mais en réalité, c’est un sentiment de liberté incroyable que je ressens !, explique-t-elle, visiblement détendue. »  Une envie, un projet ? « Je réfléchis à la manière d’apporter ma contribution. Je vais jeter toutes mes forces dans la reconstruction intellectuelle et politique d’une gauche modernisatrice. »

Affres existentielles

Où l’on retrouve les affres existentielles des espaces confinés : comment respirer entre le pouvoir en place et Jean-Luc Mélenchon ? « Les socialistes réformistes doivent approfondir leurs propositions, car ils sont un peu pris entre Emmanuel Macron et une gauche plus radicale, dit-elle. Mais je n’ai jamais cru qu’En marche supprimerait la gauche et la droite ».

Alors, où est-elle ? Pour le quotidien régional Marisol Touraine garde le positionnement qui in fine lui avait fait perdre son poste de députée : compatible avec Macron, mais pas avec En marche. Et toujours cette attirance irréfragable vers l’incarnation de l’exercice du pouvoir, cœur de l’addiction. Après les premiers mois de présidence Macron, l’ex-ministre socialiste se réjouit :

« Incontestablement, le regard sur la France a changé depuis l’étranger. Emmanuel Macron a magnifiquement replacé la France au centre du jeu. Maintenant, il faut qu’il s’adresse davantage aux Français. Souhaiter son échec serait irresponsable. Mais pour qu’il réussisse, il faut aussi qu’il prenne mieux en compte les attentes sociales des Français, les besoins sociaux.»

Voilà qui est dit. Et qui devra être répété pour être entendu à l’Elysée.

A demain

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