Stupéfiants : la condamnation exemplaire de Benoît Magimel, acteur gravement souffrant

Bonjour

C’est une affaire à tous égards exemplaire rapportée à la perfection par l’Agence France Presse. Une affaire qui en dit beaucoup sur les souffrances inhérentes aux addictions sévères, sur la nécessaire vigilance des forces de police, sur la sévérité inscrite dans la loi et l’espoir offert, coûte que coûte, par les soignants et les prises en charge thérapeutiques

Exemplarité des faits, rapportés par l’AFP : le comédien Benoît Magimel, 43 ans, interpellé à Paris dans la nuit de dimanche à lundi, a été condamné mardi 19 septembre à trois mois de prison avec sursis pour « tentative d’acquisition » de stupéfiants et consommation d’héroïne et de cocaïne. Visiblement épuisé, Benoît Magimel a reconnu consommer de la cocaïne et de l’héroïne depuis avril 2016. Il précise aussi avoir commencé à prendre de l’héroïne vers l’âge de trente ans – et assure avoir consommé dernièrement des stupéfiants : « il y a un mois ».

Exemplarité de la peine : elle vient d’être prononcée par le tribunal correctionnel de Paris dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) – une procédure simplifiée, dite de « plaider coupable ». « Trois mois de prison avec sursis » assortis d’une « mise à l’épreuve » de dix-huit mois avec « obligation de soins ». Le sursis pourra être révoqué si l’acteur ne justifie pas de ces soins.

Brigade anticriminalité du 4arrondissement

Exemplarité du coupable : l’acteur a reconnu avoir contacté un dealer pour se procurer de la cocaïne (moyennant 200 euros) dans la nuit de dimanche à lundi. La transaction a été interrompue lorsqu’il a été interpellé au volant de sa voiture, l’homme à ses côtés, à contresens dans une rue à sens unique. Dans la voiture, les policiers de la brigade anticriminalité du 4arrondissement de Paris avaient découvert un « pochon de poudre », laquelle s’est avérée être un « mélange contenant de l’héroïne ». Le deuxième homme a également été interpellé.

Exemplarité des limites biologiques : les tests salivaires pratiqués sur l’acteur se sont révélés négatifs à la cocaïne ou au cannabis, a précisé le juge. En revanche, ses urines étaient « positives aux opiacés » – ce qui, selon sa défense,  pourrait correspondre à un « traitement médical ».

Exemplarité du dossier: Benoît Magimel « est en souffrance », a plaidé son avocat, Me Pascal Garbarini. « C’est une lutte de tous les jours, il consulte, il est sous traitement, il essaie vraiment d’arrêter. » « Quand il craque », M. Magimel se drogue « chez lui, souvent seul, dans l’angoisse, a ajouté l’avocat. La peur de la prison existe. Et surtout, c’est de voir dans l’état où il se met qui le chagrine. » Chagriner n’est peut-être pas, dans ce cas, le meilleur verbe pouvant être utilisé.

Il faut ici rappeler que l’acteur avait, en juin dernier, été condamné en appel à 5 000 euros d’amende pour avoir renversé une piétonne l’an dernier à Paris – et à 1 200 euros d’amende pour conduite sous l’emprise de stupéfiants en 2014. Il avait déjà, alors, publiquement évoqué sa consommation de drogue.

Révélé à l’âge de 13 ans via La vie est un long fleuve tranquille (1988), Benoît Magimel n’a, depuis, cessé de tourner comme en témoigne une filmographie considérable. Et maintenant ? Au-delà de ce cas et des écrans, grâce précisément à ces exemplarités : non plus rêver mais bien, agir. Sur l’exécutif pour une politique du moindre risque.

A demain

 

 

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