Aluminium, vaccins et gros sous : un pré-brevet prédictif alimente une nouvelle polémique

 

Bonjour

A chaque jour ses polémiques sous-vaccinales. Pour l’heure on assiste aux prolongements de l’affaire dite « Aluminium-ANSM » : la révélation par Le Parisien d’un document daté de mars dernier qui témoigne de la présentation des recherches de l’équipe du Pr Romain Gherardi sur l’impact pathologique supposé de l’aluminium présent dans certains vaccins. On savait ces travaux sont controversés. En témoigne aujourd’hui une volée de prises de parole au sein de la communauté hospitalo-universitaire. Ce sont des déclarations parfois peu amènes, souvent légitimes.

Certains s’interrogent ainsi notamment sur la « fuite en avant » des chercheurs concernés qui, avec l’aluminium, passent « du muscle au système nerveux central » avec, en toile de fond, un cortège de symptômes aspécifiques. Pour d’autres la multiplication des doutes profanes légitimes induite par cette médiatisation devraient peut-être conduire à un travail entre journalistes  et scientifiques pour réfléchir à la façon de transmettre dans les média les controverses scientifiques. Bien vaste entreprise, souvent évoquée, jamais réalisée.

Contre-attaque

Quant au camp scientifique d’en face, il contre-attaque avec le soutien de l’association militante « Pour des vaccins sans aluminium ». C’est un communiqué de presse en forme de « mise au point » signé des Prs Romain Gherardi, Jérôme Authier et Baharia Mograbi. C’est aussi une réponse aux informations les concernant diffusées par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM).

« Le 8 mars 2017, nous avons présenté nos travaux au Conseil Scientifique de l’ANSM, rappellent les trois chercheurs. Ceux-ci portaient d’une part sur la biopersistance et la neurotoxicité des adjuvants vaccinaux à base de sels d’aluminium, et d’autre part sur des caractéristiques génétiques particulières intervenant dans le processus d’autophagie des particules d’aluminium. Dans son communiqué de presse du 22 septembre 2017, l’ANSM laisse entendre que nos travaux pourraient déboucher sur ‘’une activité privée lucrative’’, indiquant alors qu’il serait ‘’contraire à la bonne utilisation de la subvention publique versée par l’ANSM que de [la] supporter’’. »

Où l’on voit, pour la première fois, l’argent et le possible esprit de lucre alimenter cette polémique. Les chercheurs rappellent, d’entrée, une vérité : tous les chercheurs du secteur public sont encouragés depuis de nombreuses années à breveter systématiquement les inventions issues de leur recherche au nom des organismes publics qui les emploient. Ils ajoutent, ce qui n’est pas faux que cette politique de l’Université et des grands organismes de recherche vise à freiner le pillage de ses résultats valorisables, à évaluer la notoriété des laboratoires et des chercheurs, à financer les laboratoires et à faciliter la recherche de partenaires dans le cadre d’une politique générale de partenariat public-privé.

Le Bien Commun

Pour ce qui la concerne l’ANSM ne ment pas quand elle évoque l’existence d’un brevet. Il s’agit d’un « brevet sur les gènes de susceptibilité aux effets indésirables des adjuvants aluminiques ». Il en est, précisent les trois chercheurs concernés, « à la phase intermédiaire de la procédure de dépôt, et l’invention n’est donc pas protégée à ce jour ». « Toute divulgation pourrait compromettre cette protection » soulignent-ils. Et d’ajouter « qu’ils n’ont pas vocation à développer eux-mêmes ces tests » mais « désirent seulement les rendre accessibles à tous ». Et de conclure : « notre activité de chercheurs dans le secteur public ne vise que l’intérêt collectif et le Bien Commun, et aucune rumeur ne nous détournera de notre objectif ».

Le Pr Gherardi et ses équipes avaient reçu 150 000 euros de l’ANSM pour leurs travaux initiaux ; les besoins pour poursuivre les recherches se monteraient désormais à 550 000 euros supplémentaires – ce que l’ANSM refuse de donner. Une ANSM qui assure que les vaccins contenant de l’aluminium sont sûrs – mais dont le directeur général explique que « ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de problème de sécurité qu’il ne faut pas faire de recherches ». Une déclinaison de la célèbre formule d’un autre directeur d’Agence sanitaire : « ce n’est pas parce que nous démontrons qu’il n’y a pas de risque que ce risque n’existe pas ».

A demain

2 réflexions sur “Aluminium, vaccins et gros sous : un pré-brevet prédictif alimente une nouvelle polémique

  1. Une question : quel est le chiffre d’affaire actuel en France des vaccins contenant de l’aluminium. Question subsidiaire : quel est le budget consacré à des recherches sur un éventuelle toxicité de l’aluminium chez des sujets prédisposés. C’est juste pour calculer un rapport 😉

    • Vous avez raison, il faut mobiliser massivement les crédits pour la recherche à grande échelle sur les dangers des OGM, du plastique, des micro-ondes, du soleil, de la télé, du téléphone portable, des slips en élasthanne, du WIFI, de l’huile de Palme ou des banques….qui déclenchent tant de maladies (si si, je l’ai lu sur internet!!)….. et qui rapportent tant d’argent!!!
      Bon, je vous laisse aller expliquer çà aux diverses sociétés concernées…… moi je vais prendre une douche à l’eau de pluie (acide?) avec un savon au polysorbate 80 et je vais m’essuyer dans une serviette en coton OGM lavée avec une lessive aux poly phosphates… 😉

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