Des infirmières et des pompiers gazés : les urgences de l’hôpital de Saint-Denis envahies

 

Bonjour

Aujourd’hui 10 octobre 2017, manifestations dans toute la France d’agents hospitaliers en grève parce qu’inquiets. En grève contre les « attaques » du gouvernement et les menaces d’un président « des riches ». Et brutale confirmation que les espaces des « urgences » sont désacralisés.

C’est une information du Parisien : « Saint-Denis : ils envahissent les urgences et gazent pompiers et infirmières ». Où l’on apprend qu’une échauffourée survenue dans la soirée du vendredi 6 octobre, non loin du « Décathlon » de la Plaine-Saint-Denis, s’est prolongée jusqu’aux urgences de l’hôpital Delafontaine. Les assaillants poursuivaient leurs victimes admises peu auparavant dans le service.

Ils ont alors pénétré dans le sas et gazé quatre pompiers et deux infirmières.  « Aucun patient n’a été blessé. La salle d’attente où se trouvaient de nombreuses personnes n’a pas été touchée, précise Le Parisien. Grâce au dispositif de sécurité renforcé, en vigueur à l’hôpital depuis 2008, la police est intervenue dans les minutes qui ont suivi l’incident. Elle a interpellé les cinq agresseurs. »

Des urgences-banques

Les trois blessés s’étaient quant à eux réfugiés dans le laboratoire. Ils ont alors pu sortir de leur cachette et leurs soins ont pu être poursuivis.  Pendant la demi-heure de fermeture, les patients ont été acheminés vers les hôpitaux de Montreuil et de Bobigny. « Cela a créé un grand émoi dans l’hôpital, a déclaré au quotidien Yolande Di Natale, directrice du centre hospitalier de Saint-Denis. Mais nous sommes directement reliés au commissariat. Immédiatement, quatre véhicules de police se sont présentés à l’hôpital. Nous disposons en outre d’un vigile et d’une équipe de sécurité. Nous sommes confrontés une à deux fois par an à ce type de débordements. C’est très spectaculaire, mais la police est très réactive. »
Les cinq agresseurs ont été placés en garde à vue – puis remis en liberté. La direction de l’hôpital a porté plainte. Nul ne sait si Agnès Buzyn, ministre de la Santé a fait un geste vis-à-vis du personnel hospitalier et des pompiers agressés. Reste, en France, face à la spectaculaire désacralisation des urgences, le « presse-bouton » qui assure la réactivité de la police. Comme dans les banques. Reste un espace hospitalier français qui, à grande vitesse, change de visage. Et un personnel inquiet, souvent très mal payé, qui manifeste encadré par les forces de police.

A demain

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