Martin Hirsch et l’éthique médicale à l’AP-HP. Pour Knock : Omar Sy ou Louis Jouvet ? 

Bonjour

La France ruisselle de soleil. A la nuit tombée, sur une chaîne privée, le président jupitérien est annoncé depuis notre Palais de l’Elysée.

Un indiscret qui n’en est pas un dans Le Journal du Dimanche de ce 15 octobre 2017 :

« Martin Hirsch publiera le 2 novembre un récit intitulé « L’hôpital à cœur ouvert ». Au début de cette plongée dans les coulisses de l’AP-HP (…) son directeur général raconte notamment le cas de conscience des soignants ayant dû prendre en charge, début août, le terroriste qui avait attaqué les militaires à Levallois-Perret. »

Est-ce dire que les soignants se sont confiés à leur supérieur hiérarchique pour qu’il en tire une quintessence éthique ? Cette dimension ne figure pas dans le teasing de l’éditeur :

« Martin Hirsch dirige depuis quatre ans l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), le plus grand centre hospitalier d’Europe, navire amiral du système de santé français. Il montre les défis auxquels l’AP-HP est confrontée avec l’irruption des technologies numériques, les difficultés à concilier les contraintes financières avec les aspirations des personnels et des patients, les conséquences à venir de l’augmentation « épidémique » des maladies chroniques dans une population vieillissante. Il nous fait ainsi pénétrer dans les coulisses de l’hôpital et, depuis le cœur du réacteur, aborde les sujets de préoccupations de nombreux Français.»

Jules Romains et Jean Carmet

Sans transition, le même quotidien dominical réduit à néant le prochain Knock dans lequel Omar Sy ose prendre la place de l’effroyable Louis Jouvet. On pouvait craindre le pire. On avait amplement raison. Ou comment ne rien comprendre à la dimension fantastique, prophétique, éminemment politique de l’œuvre majeure (1923) de Jules Romains. Omar Sy « sympathique et humain » quand Jouvet préfigurait le fascisme. Cela donne à peu près ceci :

« Le Docteur Knock est un ancien voyou devenu médecin qui débarque dans le petit village de Saint-Maurice afin d’y faire fortune selon une méthode particulière. Il va ainsi faire croire aux villageois qu’ils ne sont pas aussi bien portant qu’ils pourraient le penser. C’est ainsi qu’il trouvera chez chacun un symptôme imaginaire, ou pas, et de ce fait pourra exercer lucrativement sa profession. Sous ses airs de séducteurs et après avoir acquis la confiance du village, Knock est sur le point de parvenir à ses fins. Mais son passé le rattrape et une ancienne connaissance vient perturber les plans du docteur. »

 Calamitas…. Et puis, dans le quotidien dominical, on lit que le Knock de Guy Lefranc (1951) (le jeune Carmet, Jouvet à l’acmé de son talent) ressort sur les écrans.

Ou l’on voit, une fois encore, que le pire n’est jamais certain.

A demain

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s