Tabac : les substituts nicotiniques moins chers sont interdits dans les magasins Leclerc !

Bonjour

A la veille du « Moi(s) sans tabac » c’est, bien évidemment, une opération publicitaire . Soit la présence, à compter de ce 23 octobre, dans les gazettes quotidiennes, nationales et régionales (« ainsi que dans de nombreux titres de la presse grand-public », sic) de grands placards  qui voient le « Mouvement E.Leclerc » 1 interpeller les pouvoirs publics. Objectif :  « obtenir l’autorisation de vendre les substituts nicotiniques moins chers ».  Argumentaire :

« L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies fait apparaître sans équivoque l’impact du coût de ces substituts dans le choix des patients de tenter un sevrage tabagique. Le coût des substituts nicotiniques est un frein certain vers le sevrage. En novembre 2016, le remboursement forfaitaire de ces substituts est passé de 50 euros à 150 euros par an.

«Une action de santé publique salutaire qui a contribué à faire très sensiblement progresser la vente de traitements d’aide à l’arrêt au premier semestre 2017, en comparaison à la même période en 2016, soit + 36 % pour l’ensemble des traitements, et en particulier + 60 % pour les substituts sous forme de timbres transdermiques. »

Etat marchand de tabac

 Pour Leclerc la démonstration est limpide : si le taux de remboursement a un impact et encourage à l’arrêt du tabac, le coût d’achat du traitement y incite tout autant. D’où sa revendication : avoir le droit de vendre ces substituts moins chers dans son réseau de 250 parapharmacies, « toutes confiées à des docteurs en Pharmacie ».

Le marchand entreprenant rappelle que certaines de ses revendications ont déjà été entendues dans le passé : droit de vendre des tests de grossesse, des préservatifs ou encore des lentilles. D’autres, en revanche, restent pour le moment en attente : substituts nicotiniques et médicaments sans ordonnance aujourd’hui pourtant disponibles « n’importe où sur internet ». Distorsion de concurrence ?

Quelle que soit l’issue de ce combat commercial l’essentiel n’est pas là. Il est dans l’obtention de la gratuité des substituts nicotiniques à toutes celles et ceux qui veulent en finir avec l’esclavage tabagique. Or c’est là une mesure essentielle de santé publique que le pouvoir exécutif ne veut pas entendre. Il est vrai que l’Etat est un marchand de tabac.

A demain

1 « E. Leclerc » se présente ainsi : « Avec 662 magasins et 529 adhérents en France, E.Leclerc est leader de la distribution en France. L’enseigne a réalisé un chiffre d’affaires de 36,57 milliards d’euros (hors carburant) en 2016. Le leadership de l’enseigne est confirmé par une part de marché de 20,4 %. Ces performances résultent d’une politique menée depuis la création du Mouvement E.Leclerc en 1949 : son combat au quotidien pour des prix bas et un modèle économique unique, reposant sur une organisation décentralisée, coopérative et participative. »

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