Un cœur artificiel a été implanté au Kazakhstan. On ne saura ni quand, ni comment

Bonjour

Début octobre la société française Carmat quittait l’Hexagone pour le lointain Kazakhstan. Les séquelles d’une brouille technico-éthique récurrente avec les autorités de tutelle et quelques médias. La volonté, aussi, d’avancer au plus vite et d’engranger.

Aujourd’hui quelques lignes d’un communiqué de presse. Carmat y annonce que « la première implantation internationale de son cœur artificiel bioprothétique a été effectuée au National Research Center for Cardiac Surgery (Astana, Kazakhstan) ». Cette expérience s’est faite « dans le respect du protocole » approuvé par l’Agence Nationale française de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM) et « conformément aux autorisations locales ». Cette implantation réalisée par l’équipe du Dr. Yuriy Pya, chirurgien cardiaque et directeur général du centre, « s’est déroulée de manière satisfaisante ».

L’objectif de l’étude (qui devrait inclure au total une vingtaine de patients souffrant d’insuffisance cardiaque biventriculaire avancée) est « d’évaluer la sécurité et les performances du système ». Les résultats de l’étude « seront intégrés dans le module clinique du dossier de marquage CE ». Et Carmat « ne communiquera pas individuellement sur les implantations des patients, conformément aux bonnes pratiques cliniques » (sic). En revanche, Carmat « communiquera durant l’étude sur l’ouverture de nouveaux centres et sur l’avancement général du recrutement ».

Avec son cœur artificiel, Carmat compte apporter, dit-on,  au moins cinq ans d’espérance de vie à des malades considérés jusqu’alors comme étant en phase terminale.
A demain

2 réflexions sur “Un cœur artificiel a été implanté au Kazakhstan. On ne saura ni quand, ni comment

  1. Après avoir lu des commentaires douteux dans différents médias quant au niveau médical du Kazakhstan, je me permets de republier ci-dessous le commentaire que j’avais fait sur ce blog en date du 7 Octobre 2017, lorsque la nouvelle concernant la poursuite des tests de Carmat au Kazakhstan avait été publiée.
    <>

    Si Carmat trouve là-bas un environnement porteur et compétent favorisant le développement et la mise au point ce leur produit, je comprends qu’ils y aillent. Ce que je regrette c’est que la médiocrité ambiante (médias, administration, « opinion publique ») conduise des entreprises innovantes à devoir aller hors de France pour pouvoir travailler.
    Il faudrait également cesser de vouloir à tout prix voir des conflits d’intérêt partout. Comment imaginer que des personnes motivées et compétentes aient envie de venir travailler à l’ansm alors que tout le monde tire à boulets rouge sur l’agence depuis de très nombreuses années ? …

  2. Le commentaire du 7 Octobre ayant supprimé de mon message précédent (???), le voici ci-dessous.

    Il est également à noter que l’Agence du Kazakhstan (CCMPA) vient dernièrement de déposer un dossier de pré-candidature (pre-application) au PIC/S (picscheme.org).
    Il y a donc une volonté évidente de la part de ce pays de jouer d’égal à égal avec les autres pays en termes de réglementations pharmaceutiques … et, pourquoi pas pas, au niveau des dispositifs médicaux (même si ceux-ci ne sont pas directement dans le périmètre d’action du PIC/S).

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