L’affaire du Levothyrox prend des dimensions pharmaceutiques surréalistes en Occitanie

 

Bonjour

C’est une règle non écrite : les affaires sanitaires ont une tendance naturelle à se structure en feuilleton. On imagine déjà sans mal la série socio-pharmaceutique qui sera tirée de celle du Levothyrox. Un épisode devra e^tre consacré au sous-chapitre de Toulouse : le tribunal de grande instance de cette ville vient, ce 14 novembre, de « donner raison »   à 25 des 90 plaignants. Tous avaient demandé aux Laboratoire Merck de se voir délivrer l’ancienne formule de cette spécialité.

Tout est raconté par France Bleu Toulouse qui a interrogé Me Lévy, défenseur du collectif des « Victimes du Nouveau Levothyrox Occitanie ». Ce collectif avait déposé un recours en référé contre le laboratoire. Objectif : qu’il soit possible de trouver en pharmacie les deux formules de Levothyrox : l’ancienne et la nouvelle. Pour Me Levy la décision du tribunal est « juste » – l’avocat  salue un « président courageux qui n’a pas hésité à prendre une condamnation contre l’un des plus gros laboratoires mondiaux ». France Bleu :

« Lors de l’audience du mercredi 8 novembre, une scène surréaliste avait eu lieu : le président du tribunal de Grande Instance de Toulouse s’était lui-même rendu dans une officine pour voir de ses propres yeux ce que dénoncent les victimes, traversant la rue direction la pharmacie voisine, une ordonnance à la main, pour vérifier s’il pouvait acheter l’ancien médicament. »

In fine le Tribunal de grande instance a condamné le laboratoire pharmaceutique Merck à fournir « par le biais des circuits de distribution et de commercialisation, sans délai, le produit ancienne formule » du Levothyrox aux patients de Haute-Garonne qui l’ont réclamé. D’ici là Merck devra payer 10.000 euros par jour par infraction constatée.

La riposte n’a pas tardé. L’avocat des laboratoires considère qu’il y a une « contradiction » entre le jugement du TGI de Toulouse et ses constations. Me Antoine Robert annonce qu’il fait appel. Pour autant ce recours n’est pas suspensif et Merck « se conformera donc à la décision de justice ». Dès la soirée du 14 novembre on apprenait que Merck importait en Occitanie 200 000 boîtes de l’ancienne formule. Un vrai feuilleton.

A demain

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