Cigarette électronique contre tabac : ceux qui croyaient en elle – et ceux qui n’y croyaient pas

 

Bonjour

C’est l’heure où les rétifs se découvrent : « Le vapotage, de l’enthousiasme à la prudence ».  Nous disposons anfin de la position sur le vapotage de l’Association nationale de prévention en alcoologie et alcoologie (ANPAA) : « un outil d’aide à l’arrêt complet du tabac » :

« Après une phase d’enthousiasme initiale, la cigarette électronique semble marquer le pas. Il est clair que dans un premier temps, le vapotage est apparu, pour beaucoup, comme un possible moyen de se débarrasser du terrible fléau du tabac. A l’usage, la réalité s’avère plus complexe. Il est probable que le consensus parmi les experts est loin d’être à portée de main, et que les conditions d’utilisation de la cigarette électronique ne se stabiliseront pas dans l’immédiat. La quête du Graal est un chemin difficile et incertain… »

Où l’on voit le concept-mythe du Graal, ce Saint Calice, utilisé par des spécialistes de la quête du sevrage. Le Diable n’est jamais très loin des détails. Et après des années de silence l’ANPAA « profite » des « intenses débats au sein de la communauté scientifique » pour préciser sa pensée : « le vapotage constitue un outil d’aide à l’arrêt du tabac, mais son utilisation comme sa publicité doivent être encadrées ».

Savoir davantage communiquer

Où l’on apprend qu’au cours du premier semestre de cette année (bien après la phase d’enthousiasme initiale ) furent organisés, dans toute la France, des débats internes centrés sur l’usage de la cigarette électronique.

« Cette question divise en effet le monde de la santé avec, d’une part, des incertitudes quant à ses effets à long terme et, d’autre part, une catastrophe sanitaire mondiale liée à la consommation de tabac (6 millions de morts par an dus selon l’OMS). Associant professionnels, élus et bénévoles, ces débats ont permis de faire émerger une position commune, prenant en compte les dernières connaissances scientifiques ainsi que les pratiques observées sur le terrain. »

Au final, quelle est la conclusion de l’ANPAA ? Attention, chaque mot est pesé – au risque de frôler l’absurdité :

« La cigarette électronique peut constituer, dans un objectif d’arrêt du tabac, un outil de substitution parmi les autres dispositifs existants. Le vapotage est en effet loin d’être le seul outil d’aide à l’arrêt et son utilisation reste d’ailleurs marginale : les utilisateurs quotidiens de cigarette électronique ne représentent que 2,9 % de la population générale (1,2 et 1,5 million d’individus pour 13 millions de fumeurs quotidiens). »

Ce n’est pas tout : « il faut davantage communiquer sur l’objectif, à savoir un arrêt total de l’usage du tabac ». Comme si, récurrente embrouille, la e-cigarette était un produit du tabac. En toile de fond, l’hydre de Lerne et de la « renormalisation de l’acte de fumer ». Pour éloigner le monstre, « le vapotage doit être interdit dans les lieux à usage collectif, la publicité doit être interdite et la présence de l’industrie du tabac dans ce champ doit être encadrée ». Seul baume : « poursuivre les études scientifiques afin de préciser le rapport bénéfice/risque du vapotage » et en même temps « ne pas différer son utilisation ».

Où l’on voit que le Graal attendra.

A demain

 

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