Levothyrox : parallèlement à la justice, la course-poursuite  pour diversifier la thérapeutique

Bonjour

Qui fait quoi dans l’affaire sans fin du Levothyrox ? Nous avons vu les derniers développements et les concurrences judiciaires. Aujourd’hui l’Agence nationale de sécurité du médicament vient, très curieusement, de passer la balle à la Direction Générale de la Santé. DGS qui se fend d’un communiqué de presse circonstancié expliquant que les engagements de la ministre des Solidarités et de la Santé (elle-même visée par une plainte) sont tenus : « les patients souffrant de troubles de la thyroïde et d’effets indésirables persistants liés à la nouvelle formule du Levothyrox bénéficient à ce jour d’une offre thérapeutique diversifiée ».

De quoi nous parle la DGS ? D’abord du Levothyrox (Merck) : « disponible dans l’ensemble des dosages depuis mars 2017 » ; puis de la L-Thyroxin Henning (Sanofi) : « depuis sa mise sur le marché le 16 octobre 2017, plus de 300 000 boites ont été mises à disposition dans les officines. Près de 200 000 traitements ont été à ce jour dispensés. D’ici la fin du mois de décembre, plus de 400 000 boites supplémentaires sont attendues, tous dosages confondus. Cette spécialité est mise à disposition de manière pérenne sur le marché français ».

Un peu d’imagination

Ensuite de la L-Thyroxine gouttes (SERB) : « des approvisionnements à hauteur de 18 000 flacons par semaine sont assurés depuis octobre 2017, permettant de répondre aux demandes supplémentaires tout en garantissant la couverture des besoins pour les enfants de moins de 8 ans et les personnes présentant un trouble de la déglutition ». ; puis de l’Euthyrox (Merck) : « 15 jours après l’annonce de la ministre, près de 200 000 boites importées ont été mises à disposition dans les officines début octobre 2017. À ce jour, 150 000 traitements ont été dispensés. Pour assurer le renouvellement de ces traitements, des quantités comparables seront à nouveau importées et disponibles dans les officines à compter de mi-décembre 2017. Cela permet ainsi de laisser le temps aux patients de se reporter vers les alternatives disponibles».

Et pour compléter cette offre thérapeutique, d’autres spécialités seront mises à disposition des patients – notamment le Thyrofix (Unipharma). Sa mise à disposition dans les officines sera effective durant la première semaine de décembre. Il s’agit ici d’un médicament générique qui dispose d’une autorisation de mise sur le marché en France depuis le 20 septembre 2017. Ce n’est pas tout : l’ANSM étudie l’arrivée de nouvelles spécialités, notamment sous une forme galénique différente. Laquelle ? Mystère.

Où l’on voit qu’après une longue situation extraordinaire de blocage monopolistique le pouvoir exécutif peut trouver des solutions à la diversification. Il lui suffit, pour ça d’un peu d’imagination. Sans oublier une vaste mobilisation-protestation et l’entrée en scène de la justice.

A demain

 

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