Opinions sur la vaccination : réponse à une lectrice qui n’a rien compris au feuilleton

Bonjour,

C’était hier. Revenant sur la volonté politique d’imposer onze vaccinations obligatoires avant deux ans (et à compter du 1er janvier) nous postulions que cette affaire pourrait constituer, aux confins du sanitaire et du politique, le feuilleton médiatique de l’année 2018. Une lectrice, Ségolène, nous adressa bien vite ce poulet :

« Difficile de comprendre pourquoi vous vous montrez aussi prudent dans ce « post ». Soit vous êtes contre ces 11 vaccins obligatoires, et vous le dites, soit vous êtes contre ou « sans opinion » et vous le dites aussi. Au lieu de cela vous tournez autour du pot, avancez d’un pas , reculez d’un autre, parlez d’un feuilleton à venir etc. On n’y comprend rien. »

Chère Ségolène, comment vous en vouloir d’une telle adresse ? Comment ne pas reconnaître que nous « tournons autour du pot » ? Mais comment de pas ajouter, aussitôt, que c’est la seule solution à la lumière de ce qu’impose le politique.

Tous les blogueurs ne sont pas des prescripteurs. Du moins pas toujours. Qu’écrivions-nous ? Que l’Inserm vient de diffuser un document éclairant sur le droit comparé des politiques vaccinales : « Que dit la science à propos des 11 vaccins qui seront obligatoires en France en 2018 pour tous les enfants ? ». Que ce document n’est publié que deux semaines après l’adoption définitive par le Parlement de la loi qui rend obligatoires, pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018, huit vaccins supplémentaires (jusqu’alors recommandés pour la petite enfance) en complément des trois vaccins déjà obligatoires.

Observations

Et nous rappelions le credo gouvernemental : augmenter par la contrainte le taux de ces couvertures vaccinales est la seule solution pour prévenir la survenue de drames facilement évitables. Le tout dans un contexte européen où la liste des pays   dans lesquels aucun vaccin n’est imposé ne peut manquer de surprendre un citoyen français: Allemagne, Autriche, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Irlande, Islande, Lituanie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède.

Imposer, répète Agnès Buzyn non par plaisir mais, pour convaincre. « Un pari à haut risque, ajoutions-nous. Pourquoi, comment, avec quelles conséquences ? Cela reste à écrire. Et pourrait bien constituer, aux confins du sanitaire et du politique, le feuilleton médiatique de l’année 2018. »

C’est ainsi, chère Ségolène. Au risque de décevoir.  Ni béatement « pour la vaccination ». Ni bêtement « contre les vaccins ». Et encore moins « sans opinion ». En quête de compréhension. Et curieux, observateur à l’articulation de la science, de la santé publique et de la politique ; du savoir et de l’exécutif. Disons « série » si vous ne goûtez pas le feuilleton. Mais à coup sûr une histoire à raconter. Nous nous y emploierons.

A demain

 

 

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