« Etat végétatif persistant » au CHRU de Nancy : que dira, cette fois, le Conseil d’Etat ?

Bonjour

Nouveau drame, nouveaux déchirements. L’Agence France Presse nous apprend que le Conseil d’Etat examinait, ce jeudi 28 décembre, le « cas d’Inès ». Inès, âgée de 15 ans et depuis juin 2014 dans un « état végétatif persistant ». Inès au cœur d’une bataille judiciaire opposant ses parents au centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Nancy.

Le 7 décembre, la justice a donné raison au CHRU qui souhaite « laisser mourir la jeune fille ». « Celle-ci souffre d’une maladie neuromusculaire auto-immune et elle est hospitalisée à la suite d’une crise cardiaque » rapporte l’AFP. Or les parents d’Inès s’opposent à la décision du CHU. « Ils veulent qu’on maintienne leur fille en vie, car ils veulent croire en une guérison » explique Me Frédéric Berna, leur avocat. Des parents persuadés que leur fille est encore capable de certains mouvements – volontaires selon eux. Des mouvements réflexes affirment les médecins.

Que peut la justice ? Trois experts, mandatés par le tribunal administratif, ont estimé qu’Inès était plongée « dans un état végétatif persistant » et qu’elle « n’a pas et n’aura plus jamais la capacité d’établir le moindre contact » avec ses proches. Que peut la médecine ? Le CHRU de Nancy a lancé une « procédure collégiale » visant à arrêter les soins. Les parents avaient saisi la justice administrative s’y opposer. Ils avaient quinze jours pour contester la décision du tribunal administratif de Nancy devant le conseil d’Etat, ce qu’ils ont fait.

« Trois juges siègent à l’audience jeudi, une exception qui traduit la sensibilité de l’affaire, un seul juge étant habituellement désigné, nous explique l’AFP. Par ailleurs, le président de la section des contentieux, Bernard Stirn, est présent à l’audience, qui se tient à huis clos. » Au vu de la décision (controversée) du Conseil d’Etat dans l’affaire Vincent Lambert le doute n’est guère permis.

Le CHRU de Nancy « ne prendra aucune décision hâtive » et attendra « évidemment » un éventuel arrêt du Conseil d’Etat avant d’arrêter les soins, avait préalablement déclaré à l’AFP l’avocat de l’hôpital, Me Bertrand Marrion. « Le mieux pour Inès serait d’avoir un consensus général. Peut-être qu’avec toutes ces prises de position, d’experts et de tribunaux, les parents reviendront sur leur opposition », a-t-il espéré. On peut toujours, contre vents et marées, espérer.

A demain

 

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