Diagnostic post-psychiatrique : la mise en abyme de lui-même, par Donald Trump

Bonjour

Donald Trump, 71 ans, est un parfait symptôme de l’accélération de notre univers. Longtemps les puissants gouvernèrent sans que leurs sujets disposent d’informations fiables sur leur santé. Puis les temps changèrent. On s’interrogea, toujours trop tard, sur des pathologies plus ou moins masquées Ce fut l’époque de « Ces malades qui nous gouvernent », souvent imité, jamais égalé.

Forts de cette expérience des citoyens demandèrent des comptes avant d’élire leur chef suprême. Des assurances furent parfois données, des bulletins médicaux publiés. Avec, en France, le succès que l’on sait. On songea à rationnaliser l’ensemble : donner des garanties quant à la capacité à gouverner sans attenter à la vie privée. Aucune solution ne fut trouvée. Puis tout le monde oublia ; à commencer par les médias.

C’est dans ce contexte que survient le cas Donald Trump. D’emblée la question fut de de savoir si le nouveau locataire de la Maison Blanche souffrait d’un trouble de nature psychiatrique. Question toujours ouverte. Puis, aujourd’hui nouvelles accusations avec un livre-dynamite : signé de Michael Wolff – « Fire and the Fury, Inside the Trump White House ». Un ouvrage qui relance le débat sur certains aspects psychopathologiques de la personnalité du dirigeant de la première puissance mondiale.

Génial équilibre

Hier encore nous en serions restés là. Mais aujourd’hui tout va plus vite, toujours plus vite, jusqu’aux vertiges infinis, délirants, de la mise en abyme. C’est ainsi que l’on voit désormais, en pleine lumière, le président accusé répondre à la planète  quant à son propre cas. Via deux tweets postés au petit matin du 6 janvier  il affirme à la face du monde être, simplement, un « génie très équilibré ».

« En fait, dans ma vie, mes deux plus grands atouts ont été l’équilibre mental et le fait d’être, genre, vraiment intelligent » « D’homme d’affaires TRÈS efficace, je suis passé à vedette de la TV au top (…) et à président des États-Unis (du premier coup). Je pense que cela mérite le qualificatif, pas d’intelligent, mais de génie (…) et un génie très équilibré. »

Puis Donald Trump a ajouté que son parcours « dans la meilleure université » justifiait son autoévaluation. « J’étais un excellent étudiant. J’ai fait des milliards et des milliards de dollars ». Donald Trump, 71 ans, parfait symptôme de l’accélération de notre temps. Jusqu’à quand ?

A demain

 

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