Vingt minutes par patient et promotion de l’hypnose clinique : étrange médecine helvétique

Bonjour

A quoi tient le charme de la Confédération helvétique ? Vingt minutes par patient, ni plus, ni moins. C’est la durée que doivent désormais respecter les médecins suisses pour leurs consultations. C’est ce que nous explique le quotidien national suisse « Le Matin » repris, de ce côté-ci du Léman, par Le Quotidien du Médecin. Le Matin, qui explique que les médecins se révoltent devant cette « médecine au chronomètre » :

« Depuis le 1er janvier, la consultation médicale de base est en effet limitée à 20 minutes, aussi bien pour les spécialistes que pour les généralistes. Explosion des coûts de la santé oblige, le Conseil fédéral a en effet adopté une série de mesures qui devraient permettre des économies de l’ordre de 470 millions de francs [suisses]par an, soit environ 1,5% des primes d’assurance-maladie. Berne entend ainsi «corriger des prestations surévaluées, réduire les incitations indésirables et augmenter la transparence». Mesures prises unilatéralement par l’exécutif fédéral, faute d’accord sur une révision globale entre les partenaires tarifaires, qui incluent notamment les médecins, les assureurs et les hôpitaux (…)

« Mais le gros morceau que ne parviennent pas à digérer les médecins est la limitation de la consultation de base à 20 minutes, respectivement 30 minutes pour les enfants et personnes âgées (ainsi que pour certains patients «présentant des besoins plus élevés», pour autant que cela soit motivé auprès de l’assureur).

Qui paiera le prix en cas de dépassement du temps? «Soit le médecin devra renoncer à facturer le surplus, soit il débordera et le patient courra le risque que la facture ne soit que partiellement remboursée», anticipe Pierre-Alain Schneider, président de la Société médicale de la Suisse romande (SMSR). Ce qui impliquerait une médecine à deux vitesses, où seuls les nantis peuvent bénéficier de longs entretiens médicaux. Des craintes balayées par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), qui précise que les spécialistes peuvent facturer des prestations supplémentaires pour des conseils médicaux spécifiques allant au-delà de la portée de la consultation de base. »

Et dans le même temps cette invitation adressée à la presse par les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) : « L’hypnose clinique hospitalière : présentation du programme des HUG assistez à une séance en direct ». On apprend à cette occasion que les célèbres HUG ont lancé en 2017 un vaste programme de formation à l’hypnose clinique – et ce « à destination de leurs médecins et de leur personnel soignant ». Les premiers professionnels formés au Programme Hypnose HUG (PHH) recevront leur certification le 27 janvier prochain. Ils pourront alors « appliquer dans leur pratique de soin quotidienne l’hypnose clinique hospitalière et la communication thérapeutique ». Les HUG souhaitent désormais promouvoir très largement l’hypnose clinique. Ils estiment  avoir besoin de former 10% de leur personnel médico-soignant des services de soins, d’ici à 2020.

Il n’est pas toujours simple, en France, comprendre la pratique de la médecine dans la Confédération helvétique.

A demain

 

 

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