Tabagisme : Agnès Buzyn se doit d’expliquer pourquoi le « snus » est interdit en France 

Bonjour

« Les Norvégiens sont désormais plus nombreux à consommer quotidiennement du  »snus » 1 que des cigarettes » nous annonce l’AFP. Mais qui, en France, sait ce qu’est le « snus » (/ˈsnʉːs/) ? Et qui sait pourquoi ce « tabac à sucer » y est interdit comme dans la totalité ou presque des pays de l’Union européenne ? Une question d’autant plus importante que le « snus » est présenté (parce qu’il n’est pas fumé) comme une forme de réduction des risques du tabagisme. A ce titre c’est bel et bien là une question politique : de quel droit l’interdire ? Une question d’actualité, en France, où l’on fume comme jamais et où l’on attend toujours le nouveau Programme national de réduction du tabagisme.

Selon l’Institut norvégien de statistique (SSB), 12 % des citoyens de ce pays consomment désormais quotidiennement du « suns », soit  une proportion qui dépasse pour la première fois plus élevée celle des fumeurs quotidiens de tabac (11%). L’AFP rappelle que la Norvège a adopté une politique de santé ambitieuse visant à réduire le tabagisme : elle a été l’un des premiers pays au monde à interdire la cigarette dans les lieux publics (en juin 2004), le prix des cigarettes y est élevé (environ 11 euros le paquet) et le paquet y est neutre depuis l’an dernier.

Rumeurs et complotisme

En 2007, la proportion de fumeurs quotidiens de tabac était encore de 22 %. Dix ans plus tard elle a été divisée par deux, une réduction qui a profité au « snus ». « En dépit du recul du tabagisme quotidien, la proportion totale de la population qui consomme des produits liés au tabac a augmenté », souligne le SSB dans un communiqué. Voilà une parfaite équation de santé publique : la situation norvégienne actuelle est-elle préférable à celle de 2007 ? Le « snus » constitue-t-il, comparé au tabac fumé, une réduction des risques ? Et qu’en est-il de la comparaison avec la cigarette électronique ? Avec le « tabac chauffé » ?

Au chapitre de la réduction des risque le « snus » ne montre-t-il pas la voie à la cigarette électronique ?  Autre interrogation politique : pourquoi le « snus » est-il (depuis 1992) interdit à la commercialisation dans les pays de l’Union européenne – à l’exception de la Suède ? Qu’en est-il des rumeurs qui circulent depuis des années sur ce thème ? Faute de réponses claires de l’exécutif comment ne pas céder à la tentation du complotisme ?

A demain

1 Le « snus » est une poudre de tabac humide. La méthode de consommation habituelle consiste à placer le produit entre la gencive et la lèvre supérieure et à le garder en place pendant une durée qui peut aller de quelques minutes à plusieurs heures.

 

2 réflexions sur “Tabagisme : Agnès Buzyn se doit d’expliquer pourquoi le « snus » est interdit en France 

  1. C’est le retour de la chique. Dont nous apprenions en fac dans les années 60 (1960) les risques cancérologiques buccaux.
    A quand les tabatières électroniques avec vaporisation de ce brave vieux tabac que ces dames prisaient durant les interminables offices religieux d’antan ?

    • …et pourtant le snus n’est pas accompagné de risques de cancers. Mais il existe aussi une variante sans tabac (aka réduction des risques imaginaires).
      Les vaporisateurs, entre autre de tabac, existent depuis plus de 10 ans, et depuis une dizaine d’années sont portatifs.

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