Cannabis. Le gouvernement a tranché : ce sera un « forfait-amende », pour que rien ne change

 

Bonjour

Gérard Collomb a parlé et l’affaire cannabis est close. Jeudi 25 janvier le ministre de l’Intérieur a révélé le choix gouvernemental. C’était sur Europe 1. Où l’on apprend que « forfaitisation » ne dit pas « dépénalisation ». Il suffit, pour cela, d’un peu d’imagination. « Nous allons forfaitiser ce délit. Mais ensuite, il peut y avoir des poursuites. Il n’y a donc pas de dépénalisation du cannabis », a ainsi expliqué le ministre de l’Intérieur.

Pour Gérard Collomb, cette nouvelle procédure passe par une « modernisation » des forces de l’ordre. « On veut tout de suite, avec les tablettes modernes qu’on va avoir, demander une somme. C’est surtout quelque chose qui doit se faire avec les nouvelles technologies à la fois avec la police et avec la gendarmerie », a expliqué le ministre. La mise en place concrète ? Elle dépendra de son inscription dans la loi. « Ça prendra place dans un certain nombre de lois que nous allons présenter, et en particulier sur la réforme de la procédure pénale », a précisé M. Collomb.

Pour résumer, une somme forfaitaire récoltée sur les lieux du délit suivie, éventuellement, de « poursuites judiciaires ». Ce qui permettra au gouvernement et au président de la République de prévenir les critiques de laxisme. Quels seront les critères qui conduiront aux poursuites ? Le gouvernement ne dit pas et, contrairement aux nombreuses attentes, ne fera rien pour modifier la loi du 31 décembre 1970 qui punit d’un an de prison et de 3.750 euros d’amende la consommation de drogues illicites.

#BalanceTonHosto

Aujourd’hui, en France, l’immense majorité des personnes interpellées chaque année pour avoir fumé un joint ne font l’objet que d’un « rappel à la loi ». Les peines de prison restent rares (3.098 peines pour 140.000 interpellations). « Par conséquent, la consommation se porte bien avec 17 millions de Français qui disent avoir déjà expérimenté cette drogue » résume Europe 1.

Où l’on comprend que les questions relatives aux addictions sont, comme dans l’ancien monde, gérées par le ministre de l’Intérieur. Invitée de RTL à la même heure Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé n’a pas abordé ce sujet, se concentrant sur les mouvements hospitaliers. « Tout le monde sait que l’hôpital est en difficulté » a-t-elle déclaré. Le hashtag #BalanceTonHosto, qui permet depuis quelques jours à des centaines de soignants de dénoncer certaines situations absurdes  rencontrées dans les hôpitaux français ?  « On m’a rapporté des images, j’ai regardé a répondu la ministre. C’est un éclairage sur les dysfonctionnements ».

Elle a par ailleurs assuré que des annonces seront faites « en février » pour réformer l’hôpital. Visé : « le mode de tarification qui aujourd’hui pousse à une activité sans qualité ». Et d’ajouter que c’est un « problème compliqué à régler ».

A demain

 

 

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