Vaccins et démocratie : la ministre Agnès Buzyn répondra-t-elle à l’éditorial de Prescrire ?

 

Bonjour

Le titre n’est guère inspiré mais le texte est joliment concentré. Nous parlons ici de l’éditorial de la prochaine livraison (février 2018) de Prescrire. Le mensuel indépendant traite des onze obligations vaccinales pédiatriques voulues par Emmanuel Macron et Edouard Philippe – mesure mise en musique par Agnès Buzyn et votée par le puissant parti présidentiel.

Prescrire n’est pas, loin s’en faut, une revue prêchant la lutte anti-vaccinale. Pour autant le mensuel regrette amèrement l’autoritarisme qui a prévalu. Onze « recommandations » auraient selon lui été préférables à onze « obligations ». Et force est de reconnaître que l’argumentaire développé n’est pas sans intérêt.

« Les autorités de santé françaises ont choisi, en 2017, de passer en forec, avec une attitude paternaliste, y compris face à ceux qui demandent plus de connaissances, notamment sur les adjuvants. Cete réponse déresponsabilise parentse t soignants, et entretient la suspiscion. Elle risque de conduire à un affrontement avec des parents convaincus de défendre leurs enfants. Convictions contre convictions, sans aucune avancée de l’évaluation. »

Ancien monde

Où l’on voit qu’en dépit des discours affichés par le nouveau pouvoir exécutif les vieux réflexes de l’ancien monde sont toujours bien présents.

« Cette réponse est un triste signe d’incapacité. Incapacité à faire faec à une contestation, quelle que soit sa part d’irrationnel et de fondements scientifiques. Incapacité à construire une réponse adaptée dans une société où le savoir est partagé et multiple. Incapacité à soutenir les soignants dans leur rôle de médiateur en apportant des données sans biais d’influence pour quantifier les risques et les bénéfices. »

Pour Prescrire, la société française « n’a pas à être au garde-à-vous ». Et le mensuel de développer tous les avantages collectifs et démoctariques qu’aurait fourni un régime de recommandations.

Dans une société sinon idéale du moins perméable Agnès Buzyn prendrait sa plume pour, dans le prochain numéro, répondre point par point à cet argumentaire. Parions que Prescrire ne recevra rien d’Agnès Buzyn. Emmanuel Macron ou pas il  encore bien trop tôt pour espérer, en France, être dans un monde véritablement nouveau.

A demain

 

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