Heureuse comme la syphilis en France (épuisement total des stocks d’Extencilline)

 

Bonjour

La situation empire et aucune solution n’est en vue : à court terme la France ne disposera plus de benzathine benzylpénicilline   (Extencilline). L’information vient d’être donnée par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM): « Actualisation du 12 février 2018 : Rupture des stocks des spécialités dosées à 2,4 M UI ».

Cette spécialité pharmaceutique (antibiotique de la famille des bêta-lactamines, du groupe des pénicillines) est essentielle, notamment dans le traitement de la syphilis, dans la prévention des rechutes du rhumatisme articulaire aigu et dans la prophylaxie de l’érysipèle récidivant.

Une première alerte avait été lancée en novembre dernier à la suite de la défaillance majeure et incompréhensible de la multinationale phramaceutique Sandoz. Des mesures de contingentement avaien alors été prises. Elles n’auront eu qu’un temps : l’ANSM annonce aujourd’hui que « d’ici la fin de la semaine », seule la spécialité Benzathine benzylpenicilline Sandoz 1,2 MUI sera disponible sur le marché français.

Désinvolture

En janvier dernier l’ANSM avait délivré une autorisation d’importation pour une spécialité (Retarpen 2,4 MUI, poudre et solvant pour suspension injectable) en provenance de la République Tchèque. Cette spécialité est identique (même composition, même dosage) à la spécialité Benzathine benzylpenicilline Sandoz 2,4 MUI commercialisée en France, dont les stocks allaient être épuisés. A noter que Sandoz est également le titulaire de l’AMM de la spécialité Retarpen 2,4 MUI…

Mais le nombre d’unités importées était limité, correspondant à environ 4 à 6 semaines de stock. On savait par conséquent que dans le courant du mois de février 2018, seule la spécialité Benzathine benzylpenicilline Sandoz 1,2 MUI resterait disponible sur le marché français. Pour un temps chaque jour plus limité.

Et ensuite ? « Des pistes pour la mise à disposition d’autres spécialités de benzathine benzylpenicilline sont toujours à l’étude » indique l’ANSM, sans plus de précision. Et rien ne permet aujourd’hui ne permet de comprendre les raisons inustrielles et/ou économiques de cette incompréhensible pénurie. On peut voir dans ce silence une forme de désinvolture à l’égard des prescripteurs et des malades. L’ANSM se doit d’en dire plus, et mieux.

A demain

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