Ancien du Monde, Daniel Vernet est mort. Cet ami nous avait fait connaître Guattari et Oury

 

Bonjour

Slate vient de l’annoncer. Le journaliste Daniel Vernet était né le 21 mai 1945. Il est mort le 15 février 2018 à Paris. C’était est un journaliste français spécialiste des relations internationales. C’était un ami. Jadis l’encre était lourde, aujourd’hui le clavier est en plomb. Lisons ces premières lignes de notre confrère Alain Frachon dans le vieux quotidien qui fut celui de la rue des Italiens :

« Le journaliste Daniel Vernet, ancien rédacteur en chef et directeur de la rédaction du Monde de 1985 à 1991, est mort jeudi 15 février à Paris des suites d’une défaillance cardiaque à l’âge de 73 ans. Il avait longtemps été correspondant à l’étranger du journal, d’abord à Bonn en RFA (1973-1977), en Union soviétique à Moscou (1977-1981), puis au Royaume-Uni à Londres (1981-1983) avant de devenir chef adjoint du service étranger puis rédacteur en chef en 1985.

Polyglotte, passionné de relations internationales, Daniel Vernet avait écrit de nombreux livres (La Renaissance allemande, Flammarion, 1992 ; Le Roman de Berlin, Editions du Rocher, 2005…). Il reste, dans la mémoire de la rédaction du Monde, un journaliste complet, un homme de grand calme, passionné par son métier. A partir de 1991, il avait mis toutes ses qualités au service d’une chronique internationale qui lui avait fait, chaque semaine, commenter, avec impavidité et réflexion, les grands événements de l’actualité étrangère. »

Nouvelle confraternité

Le Monde, écrit Frachon, lui rendra hommage dans ses prochaines éditions. Et Le Monde le fera très bien. Que l’on nous autorise, sur ce blog et dans l’émotion, quelques mots et un lien. Bien longtemps après Le Monde, ses beautés, ses tornades et ses violences, nous avions retrouvé Daniel Vernet dans le sous-sol d’un nouvel oasis journalistique : rue Sainte-Anne, au cœur du Slate.fr de Jean-Marie Colombani, Eric Le Boucher, Eric Leser et Johan Hufnagel. A deux pas de la rue des Italiens aujourd’hui vitrifiée.

Nous retrouvâmes là, grâce à cette nouvelle et salutaire confraternité, bien des souvenirs oubliés –  et d’autres enfouis. A commencer par le fait, au moment de la mort du Dr Jean Oury, que c’était Daniel qui nous avait mis en relation avec Felix Guattari et l’invraisemblable de la clinique de La Borde. Pourquoi ? Pudeur. L »un des exemples des richesses de la mêlée journalistique d’alors.

Rue Sainte-Anne, comme rue Falguière et comme rue Claude-Bernard.  Le même Daniel Vernet ; même modestie, même élégance, mêmes connaissances diplomatiques et planétaires, même humour assassin parfois, même pétillance dans le regard, même envie de vivre pour expliquer, d’écrire pour éclairer. Les journalistes sont souvent plus pudiques qu’on pourrait l’imaginer. De ce point de vue aussi Daniel Vernet était un grand journaliste.

A bientôt

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