Le Président, le soft power, la poésie : Emmanuel Macron dans « Les Loups et les Brebis »

 

Bonjour

« Pierre et le Loup ». Ainsi donc Emmanuel Macron, président de la République a fait le récitant du célèbre conte musical de Prokofiev joué par l’orchestre de la Garde républicaine, C’était hier 1er mars. Public : « le personnel de l’Elysée et leurs enfants ainsi que des enfants de milieu défavorisé qui n’ont pas l’occasion d’aller voir des spectacles ou d’avoir accès à la culture de manière aussi simple que d’autres »  avait, la veille, expliqué le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux  à l’issue du Conseil des ministres.

« Dans cet esprit de transmission de la culture, le président prend toute sa part, a ajouté M. Griveaux en réponse à une question de journaliste. La transformation du pays ne se résume pas à la réforme structurelle, nécessaire, indispensable d’un grand service public, comme nous sommes en train de le faire pour la SNCF. » Et d’ajouter : « C’est aussi par ce « soft power » que se fait la transformation du pays et que se gagnera la bataille culturelle. C’est parfaitement sa place. Chacun peut s’en réjouir. » Réjouissons-nous.

« Ennemis sans foi »

« L’expression « soft power » peut se comprendre par « pouvoir d’influence, de persuasion » ou « manière douce », explique l’AFP.  Depuis son entrée à l’Elysée, Emmanuel Macron et son épouse Brigitte organisent régulièrement le jeudi à l’Elysée des soirées musicales privées, dont le premier invité a été le violoniste Renaud Capuçon. « Pierre et le Loup » sera joué par l’orchestre de la Garde républicaine, selon l’Elysée.

Réjouissons-nous. Demain 3 mars commencera la 20ème édition du Printemps des Poètes. Thème : « L’Ardeur ». On songe au président de la République récitant,  Jean de La Fontaine et en même temps nous faisant réfléchir à son action politique. Soft power. Avec, par exemple, « Les Loups et les Brebis » :

« Après mille ans et plus de guerre déclarée,
Les Loups firent la paix avecque les Brebis.
C’était apparemment le bien des deux partis :
Car, si les Loups mangeaient mainte bête égarée,
Les Bergers de leur peau se faisaient maints habits.
Jamais de liberté, ni pour les pâturages,
Ni d’autre part pour les carnages :
Ils ne pouvaient jouir,  qu’en tremblant,  de leurs biens.
La paix se conclut donc ; on donne des otages :
Les Loups, leurs Louveteaux ; et les Brebis leurs Chiens.
L’échange en étant fait aux formes ordinaires,
Et réglé par des Commissaires,
Au bout de quelque temps que Messieurs les Louvats
Se virent Loups parfaits et friands de tuerie,
Ils vous prennent le temps que dans la bergerie
Messieurs les Bergers n’étaient pas,
Étranglent la moitié des Agneaux les plus gras,
Les emportent aux dents, dans les bois se retirent.
Ils avaient averti leurs gens secrètement.
Les Chiens, qui sur leur foi, reposaient sûrement,
Furent étranglés en dormant :
Cela fut sitôt fait qu’à peine ils le sentirent.
Tout fut mis en morceaux ; un seul n’en échappa.
Nous pouvons conclure de là
Qu’il faut faire aux méchants guerre continuelle.
La paix est fort bonne de soi :
J’en conviens ; mais de quoi sert-elle
Avec des ennemis sans foi ? »

A demain

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