Vin, alcool et alcoolisme : Agnès Buzyn a choisi, désormais, de ne plus « emmerder les Français »

Bonjour

Alcoolisme : il n’y aura finalement pas d’affrontement entre Emmanuel Macron et Agnès Buzyn. Tout laissait penser le contraire. Souvenons-nous. Le président de la République avait glissé à des paysans qu’il « buvait du vin ». Et qu’il en buvait « midi et soir ». Et que lui président la loi Evin resterait, sur ce point, « détricotée ». C’était un violent retour de bâton contre Agès Buzyn : quelques heures auparavant la ministre des Solidarités et de la Santé avait osé dire, à la télévision, tout le mal qu’il fallait penser de l’alcool en général – du vin en particulier.

Une vive polémique avait suivi opposant les soignants prenant en charge les victimes de l’alcoolisme et les militants-chroniqueurs du « savoir bien boire » – au premier rang desquels Natacha Polony (Le Figaro) et Périco Légasse (Marianne). Polémique sans espoir chaque camp muré dans ses convictions et ses dénis.

Agnès Buzyn avait, quant à elle, pris grand soin de ne pas heurter à nouveau le locataire du Palais de l’Elysée. La voici qui réapparaît : sur France InterLe MondeFrance Info dans l’émission « Questions politiques » de ce 25 mars. Invitée à réagir (49 ‘) sur les propos d’Emmanuel Macron la tançant, Agnès Buzyn prend soin de dire qu’elle aussi « boit du vin », quelle « aime beaucoup le vin » dans les « moments conviviaux » mais qu’elle  « connaît parfaitement les limites à ne pas dépasser ». Puis elle ajoute :

« Sur le vin, on a deux façons de voir le sujet. Soit on le voit du côté du patrimoine français et ça fait partie de notre patrimoine, de notre culture, de notre savoir-faire.  Soit on le voit du côté de la santé publique et c’est le problème de l’alcoolisme, avec 2,5 millions de personnes dépendantes, les maladies, les violences intra-familiales, les violences routières. Ce sont deux réalités qui existent, il faut les faire se rencontrer, et pour moi la clé c’est l’information. Après les gens sont libres de faire ce qu’ils veulent. 

 « Le Président a raison quand il dit qu’il ne faut pas emmerder les Français. Les Français n’ont pas besoin d’être emmerdés, mais faire de la pédagogie et de l’information, ça n’emmerde personne et c’est ma façon de faire de la santé publique. »

C’est aussi une vieille, une très vieille façon de faire de la politique. Et, malheureusement, avec ce verbe du premier groupe qui ne lui sied guère, de changer de registre de langage – en pensant séduire ainsi ceux que l’on ne connaît pas. L’un des outils séculaires du populisme.

A demain

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