Whisky et perversité : les publicitaires du «Monkey Shoulder» peuvent aller se rhabiller

Bonjour

N’est pas Mad Men qui veut.  Le 7 décembre 2017, le tribunal de grande instance de Paris a condamné la publicité incitant à consommer le whisky Monkey Shoulder. Cette décision de justice est désormais définitive. Et c’est heureux. Une vieille histoire, déjà, que celle de ce singe alcoolique : « Journalisme et santé publique du 18 octobre 2015 ».

Résumons ce dossier exemplaire. Le 7 septembre 2015, l’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA) engageait une action à l’encontre de la société Lixir (sic) qui commercialisait cette boisson alcoolique. Elle estimait que plusieurs éléments ne respectaient pas le cadre fixé par la loi Evin : le slogan “out of the cage” ; la photo du packaging (bouteille dans une cage dont certains barreaux sont écartés) ;  une illustration de barreaux écartés avec trois singes situés à l’ouverture.

Blondin Antoine

En clair : l’ensemble de ces éléments publicitaires évoquaient, à l’envi, un sentiment d’émancipation ou d’évasion, laissent penser que la consommation d’alcool pouvait être  « un moyen de s’affranchir du carcan social de la vie quotidienne ». Or voici que dans sa décision, le juge a confirmé l’analyse de l’ANPAA.

« Ces références vont en effet bien au-delà de ce qu’autorise la loi Evin en matière de publicité pour des boissons alcooliques, qui permet uniquement d’évoquer les caractéristiques objectives du produit. Les arguments mis en avant reflètent d’ailleurs la volonté à peine cachée du producteur de contourner la loi Evin. La marque s’est ainsi prévalu d’avoir fait référence au mode de consommation : la nécessité de ‘’ libérer ‘’  la bouteille de la cage dans laquelle elle est emballée pour pouvoir la consommer. »

Mais encore ? La société Lixir (re-sic) a été condamnée à une amende de 2500 euros au titre des dommages et intérêts. Une plaisanterie. Pour l’ANPAA, cette sanction est bien faible pour être réellement dissuasive. « Bien trop faible » est un euphémisme. Une morale ?  Le jour du triste rétropédalage d’Agnès Buzyn, revenir au singe hivernal d’Antoine Blondin.

A demain

 

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