Bioéthique et surnaturel : le grand embarras de l’Eglise catholique devant l’utérus artificiel

Bonjour

Bientôt Pâques. Et La Croix de continuer à égrener son chapelet bioéthique à l’aune des convictions catholiques. Aujourd’hui, après l’intelligence artificielle, l’utérus du même nom. « Peu de débats en perspective: l’utérus artificiel ne devrait pas donner lieu à de grands débats lors des Etats généraux de la bioéthique, estime le quotidien catholique. Le sujet n’est ainsi pas mentionné par les organisateurs sur leur site. »

S’agit-il d’une alternative à la grossesse pour autrui ? Sans aucun doute. Souvenons-nous de 2010 et du rapport Claeys-Leonetti sur la révision des lois de bioéthique : « Dans le cas où l’on déciderait aujourd’hui d’autoriser les mères porteuses et en envisageant l’éventualité qu’un jour l’ectogenèse devienne techniquement possible, quelles objections pourra-t-on opposer alors au recours à l’utérus artificiel comme alternative à la mère porteuse ? Des voix ne s’élèveraient-elles pas pour justifier le recours à l’ectogenèse pour des raisons “éthiques” en faisant valoir que dans le cas d’un utérus artificiel, il n’y aurait ni risques physiques et psychiques encourus par des tiers ni aliénation ou marchandisation du corps humain? »

Silence protestant

Voilà qui est bel et bon. Mais que nous dit le Vatican ? Etrangement : pas de texte spécifique. « La position de l’Église peut cependant se décliner de son fondement anthropologique, tel qu’il a été défini dans l’Instruction Donum vitae, publiée en 1987 par la Congrégation pour la doctrine de la foi », précise Jean Matos, chargé de mission sur l’éthique auprès de Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes et doctorant en éthique médicale. »

Mais encore ?  « En raison de son union substantielle avec une âme substantielle, le corps humain ne peut pas être considéré seulement comme un ensemble de tissus, d’organes et de fonctions, il ne peut être évalué de la même manière que le corps des animaux, mais il est partie constitutive de la personne qui se manifeste et s’exprime à travers lui », souligne l’Instruction Donum vitae. Pour Jean Matos, ce qui « est dit du corps en général est valable aussi pour l’utérus féminin ».

Que comprendre ? Qu’en disent les protestants ? Car la vérité vraie est que l’on reste, une nouvelle fois avec Rome, sur sa faim.

A demain

2 réflexions sur “Bioéthique et surnaturel : le grand embarras de l’Eglise catholique devant l’utérus artificiel

  1. « ….en faisant valoir que dans le cas d’un utérus artificiel, il n’y aurait ni risques physiques et psychiques encourus par des tiers ni aliénation ou marchandisation du corps humain? »

    Et les risques pour le bébé?

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