Transhumanistes, catholiques et autistes se penchent sur l’intelligence, artificielle ou pas 

Bonjour

Bientôt Pâques, ses mystère, sa réalité augmentée. Dans l’attente, la suite du chapelet de La Croix sur les questions soulevées par les Etats généraux de la bioéthique. Aujourd’hui les majuscules de l’Intelligence Artificielle (I.A.).  Avec le souvenir de Stanley Kubrick et de son magnifique « 2001 l’Odyssée  de l’Espace » – 2001 et découverte de l’horrible HAL.

« Les ordinateurs sont désormais plus performants que l’homme pour accomplir certaines tâches, nous dit La Croix de ce jour. Il est tentant de leur déléguer de plus en plus de décisions, mais comment faire en sorte que l’homme ne perde pas la maîtrise de sa vie et de son avenir ? » Qu’en dit l’Eglise catholique ? Fions-nous ici à La Croix :

« Dans une fiche consacrée à l’intelligence artificielle, la Conférence des évêques de France note que l’intelligence des ordinateurs est aujourd’hui surtout appréhendée par leur capacité de calcul. ‘’Seule cette forme d’intelligence est en jeu, alors que l’homme a de nombreuses formes d’intelligence (rationnelle, émotionnelle, artistique, relationnelle…)’’, écrivent les évêques.

 « La même fiche estime qu’il est impossible de comparer la conscience humaine avec celle qu’on attribue aux machines. Elle met en garde contre l’emploi de l’expression ‘’personne électronique’’, souhaitée par une résolution du Parlement européen pour donner un statut à certains robots. Aux yeux des évêques de France, il vaut mieux parler de ‘’ robot cognitif’’ pour ne pas relativiser la notion de personne. Enfin, ils estiment qu’une transparence est nécessaire sur le fonctionnement des algorithmes, pour s’assurer qu’ils visent bien ‘’l’amélioration du soin et le service de la dignité humaine’’. »

Qu’en dirait HAL ?

Il faut ici, aux antipodes du Vatican prendre connaissance du dernier opus du plus qu’étrange Laurent Alexandre. Jean-Claude Lattès, son éditeur, voit en lui « l’un des plus visionnaires analystes des révolutions technologiques ». Aujourd’hui : « La guerre des intelligences ». Entendre l’Intelligence Artificielle versus l’Intelligence Humaine.

« Il s’attaque aujourd’hui à l’I.A. et aux vertigineuses mutations qu’elle va déclencher dans nos modes de vie, et en particulier dans notre conception de l’éducation. D’un côté, l’IA progresse bien plus vite que tous les pronostics avancés  : la rapidité d’apprentissage de l’IA est multipliée par cent chaque année. Il faut trente ans pour former un ingénieur ou un radiologue, quelques heures pour éduquer une I.A . !

De l’autre, une école qui n’a pas évolué depuis 250 ans qui forme aux métiers d’hier et qui n’a pas intégré le bouleversement inévitable que l’IA va provoquer sur le marché du travail. Comment faire pour que nos cerveaux biologiques résistent à l’IA et restent complémentaires  ? Comment nos enfants pourront-ils rester compétitifs face à l’IA  ? »

 On lira aussi et surtout l’ouvrage dérangeant de Hugo Horiot, comédien, écrivain et autiste consacré à l’intelligence des autistes : « Autisme: j’accuse ! » (Editions de l’Iconoclaste). « C’est un brûlot sur la manière dont la France considère les autistes, nous dit Le Figaro.  Ni malades ni handicapés, ils ont une autre forme d’intelligence qui s’épanouit avec talent dans la Silicon Valley, relève Hugo Horiot. En France, le comédien estime qu’il est temps de révolutionner le système pour sortir enfin les «atypiques» du monde clos des établissements spécialisés et de la prise en charge». »

Eugénisme

« Soumise à une injonction de normalité, la société française méprise les personnes autistes, gênée par leur comportement différent, parfois mutique. Elle les enferme, les drogue, les marginalise et les envoie en Belgique dans des institutions spécialisées. Pour y échapper, certains d’entre eux choisissent l’exil et partent dans des pays plus éclairés, comme l’Italie, l’Espagne, la Suède ou encore le Canada.

« Aujourd’hui, de nombreuses voix s’élèvent contre ces fondements médicaux archaïques. Il est urgent de considérer cette différence sous un autre angle que celui de la santé mentale ou de la pathologie. Et si l’autisme faisait partie de la biodiversité humaine, était une autre intelligence douée d’un potentiel hors normes, comme celui des surdoués ? De nombreux autistes non verbaux, et donc considérés comme ‘’sévères’’, ‘’lourds’’ ou de « ‘’bas niveau’’, peuvent présenter des aptitudes surprenantes voire exceptionnelles dans divers domaines, avec une mémoire visuelle, auditive ou olfactive. » 

« Selon vous, la population autiste ne doit probablement sa survie qu’à l’absence de tests de dépistage de prénatal… Notre société est-elle eugéniste ? » demande Le Figaro à l’auteur.

« Nous sommes déjà dans une société eugéniste, répond-il. Regardez ce qui se passe pour les trisomiques. Certains rêvent de traquer l’autisme in utero. Dans quel but? Je précise que je ne suis pas du tout anti-IVG, mais il ne faut pas que le dépistage se transforme en système d’éradication et c’est forcément un risque dans une société où l’autisme est uniquement considéré comme une maladie, un fardeau. Ce n’est peut-être pas un discours politiquement correct, mais je l’assume. »

A demain

 

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