« Avec ses litres de pinard, le soir, c’était le démon incarné » (Marinette Pichon, L’Equipe)

Bonjour

Résilience. Sport au sommet. Homosexualité assumée. Une triple « icône » : Marinette Pichon. Un symbole de notre époque. Marinette parle et c’est dans L’Equipe (Yohann Hautbois). 1 Une raison de plus pour ne pas désespérer de ce quotidien sportif.

Marinette Pichon, 42 ans, fut une joueuse football réputée. En octobre 2012, elle devint la deuxième femme homosexuelle en France à obtenir un congé de paternité pour la naissance de son fils que sa compagne avait porté et mis au monde. Football, homosexualité et alcoolisme. Triple « icône ». Le tout exposé dans un livre stupéfiant : « Ne jamais rien lâcher » (Editions First). Un livre justifiant le sujet de L’Equipe :

« Victime d’un père violent et alcoolique, l’ancienne attaquante des Bleues aurait pu sombrer mais, grâce au football, elle a trouvé la force de rebondir puis de se révéler. Elle témoigne dans un livre qui sort jeudi 4 avril. Dans sa jolie maison, au coeur de l’Essonne, Marinette Pichon a affiché son bonheur, partout : dans le couloir d’entrée, avec des photos de sa grande famille, sur le réfrigérateur où un calendrier réalisé par son fils Gaël côtoie un courrier de son école.

 « Sur le plan de travail de la cuisine, un verre de lait et une brioche avec de la confiture rappelle la douceur de sa vie familiale. Tout ne fut pourtant pas aussi rose durant son enfance. Elle le raconte dans son livre. L’ancienne internationale française (42 ans) n’élude rien : sa réussite aux États-Unis, où elle reste une icône, ses records, son homosexualité, la naissance de son fils par PMA. Ni, donc, son contexte familial extrêmement lourd.

« Victime, avec sa soeur et sa mère, d’un père violent, alcoolique et condamné à dix ans de prison pour viol, la meilleure buteuse de l’équipe de France féminine (81 buts en 112 sélections) s’épanouit aujourd’hui autant au conseil départemental de l’Essonne que comme consultante sur France Télévisions. »

Dans L’Equipe Marinette Pichon parle aussi de son père (mort le 14 janvier dernier). Elle en parle et l’on entend, au choix, Freud ou Zola. « Pour moi c’était un taré, un frustré des sentiments, dit-elle. On cherchait de l’amour, des gestes, un regard. On l’a cherché toute notre vie, jusque sur son lit d’hôpital. » Un père qui avait été condamné à dix ans de réclusion pour une agression sexuelle sur la grand-mère de Marinette.

« J’ai vu ma frangine prendre des raclées à ne plus pouvoir poser ses fesses sur une chaise. Dès que la porte était fermée, avec ses litres de pinard le soir, c’était le diable incarné ».

 Elle dit encore que l’écriture (avec le journaliste de France Télévision Fabien Levêque) « des choses sont remontées ». Elle dit aussi qu’avec sa compagne elle a eu un fils – via une PMA pratiquée en Belgique. » On peu être un parent isolé, handicapé, un couple homme-femme, homme-homme, femme-femme ey donner de l’amour à ses enfants. Il n’y a pas un seul schéma, ‘’un papa, une maman’’ ! Sauf un : un couple qui s’aime et des enfants qui héritent de ce bonheur et de cette affection. »

Une raison de plus, s’il en fallait, pour ne pas désespérer.

A demain

1 On peut lire aussi, sur footofeminin.fr : « Marinette Pichon sort son autobiographie, un récit qui dépasse le football » (Vincent Roussel)

 

Une réflexion sur “« Avec ses litres de pinard, le soir, c’était le démon incarné » (Marinette Pichon, L’Equipe)

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