Agnès Buzyn tacle violemment Marisol Touraine avec le soutien d’Emmanuel Macron

 

Bonjour

26 avril 2018 : Agnès Buzyn invitée matinale de France Culture (Guillaume Erner). Eléments de langage et tacle politique appuyé. « Le médecin Agnès Buzyn a démontré qu’elle avait acquis les codes inhérents à sa nouvelle activité de ministre de la Santé » observe avec justesse Le Quotidien du Médecin (Elsa Bellanger). Interrogée sur son « sentiment » après une année passée avenue de Ségur – ainsi que sur la violence du monde politique, elle dit, simplement,  s’inscrire dans sa « réalité nouvelle ».

Des violences ? « Je viens d’un milieu, l’hôpital, qui est aussi assez violent (…). Le monde politique a ses codes et il faut les connaître. Un des codes, c’est de ne jamais montrer de faiblesses. C’est  la joute verbale. Il faut aimer l’art oratoire […]. Pour la ministre que je suis, je trouve que c’est très intéressant. C’est un challenge. » Contre qui ? On ne le saura pas.

« Au cours de ce long entretien, la ministre a surtout illustré sa bonne intégration du monde politique en chargeant le bilan de son prédécesseur, Marisol Touraine, ministre inoxydable de 2012 à 2017, peu appréciée de la profession, rappelle Le Quotidien. Agnès Buzyn a pris ses distances avec la politique menée par l’ex-députée socialiste. Elle a ainsi qualifié la réforme du tiers payant d’« assez brutale, assez idéologique et pour laquelle techniquement rien n’était prêt ».

« Nous avons été obligés de revenir sur ce tiers payant généralisé alors qu’il y a des personnes qui renoncent aux soins parce qu’ils ne peuvent pas faire l’avance de frais. Nous devons faire en sorte que certaines populations ou certaines activités bénéficient du tiers payant, mais ça ne peut pas être obligatoire pour tout le monde. »

Tacler : « Action de s’emparer du ballon des pieds de son adversaire en bloquant le ballon avec le pied ou en effectuant une glissade avec un ou deux pieds en avant ».

Ministre de l’humain

La locataire de Ségur a par ailleurs affirmé être « extrêmement écoutée aujourd’hui par le président de la République », pour lequel elle n’a cessé de tresser des couronnes de lauriers expliquant qu’il « marche sur deux pieds ».  N’assumant pas (sans toutefois le renier complètement) le terme de « caution de gauche » d’Emmanuel Macron elle a déclaré : « Mon ministère, par essence, c’est le ministère de la protection, c’est le ministère de l’humain. Je m’occupe des solidarités, de la santé. Ça ne peut pas être autrement. »

Aucune annonce sur France Culture ; mais que de cautions données : sur le cannabis (produit « extrêmement dangereux » mais dont la future « amende forfaitaire » permettra une « prise de conscience » ) ; sur l’alcool et le vin (aucun conflit, aucun, avec Emmanuel Macron… rires). Qu’on se le dise : la ministre n’est pas « une ayatollah » du vin.

Et, toujours, cette manière de botter en touche en faisant semblant de ne rien comprendre à ce qu’est l’addiction :    « J’ai une conception très claire de ce que doit être la santé publique : c’est donner à tout le monde des messages compréhensibles, une information transparente qui permettent à chacun de faire les choix qu’il souhaite pour sa santé. »

En somme : « je vous informe – vous choisissez ». C’est politiquement habile et, en même temps, éthiquement  et médicalement, un peu court.

A demain

 

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