Parti Socialiste français : la moitié de l’emblème de son génome vient d’être décrypté

Bonjour

Qui dira que la fatalité n’existe pas ? Nous sommes le 1er mai 2018, jour sacré du muguet –  et nous venons d’apprendre qu’un consortium international de scientifiques-généticiens (dont de nombreux français) vient de décrypter le génome de la rose et des rosiers 1.

« Célébrée depuis l’Antiquité par de nombreux artistes, appréciée pour son parfum et la beauté de sa fleur, la rose est aujourd’hui la fleur coupée la plus achetée en France tandis que le rosier est une plante ornementale incontournable de nos jardins et de nos balcons, fruits de nombreux croisements et hybridations » nous rappelle l’Inra. Huit années de travaux combinées à des stratégies et des outils des plus innovants ont permis de séquencer et de déchiffrer l’ensemble de l’information génétique portée par les sept paires de chromosomes de Rosa chinensis« Old blush » et d’annoter la totalité de ses 36 377 gènes, constituant ainsi un génome de référence du genre Rosa. »

Qui dira que la science n’est pas passionnante ?  La comparaison de ce génome du genre Rosa avec ceux d’autres plantes de la famille des Rosacées (fraisier, framboisier, pommier, poirier, pêcher, prunier…) a montré que le rosier, le fraisier et le framboisier sont évolutivement très proches et a permis de reconstituer l’histoire de la rose au sein de la famille des Rosacées.

Floraison, reproduction, fragrances …

Les scientifiques ont étudié l’origine des chromosomes du rosier hybride « La France » – un rosier obtenu dans la région lyonnaise en 1867. « Cet hybride combine les caractères de vigueur de croissance des espèces européennes et la floraison pluriannuelle des espèces chinoises, nous explique l’Inra. Pour ce faire, ils ont projeté, sur le génome de référence, les données génomiques des principales variétés de rosiers, originaires d’Europe, du Moyen-Orient et de Chine et, qui ont contribué à la domestication du rosier. Ils ont ainsi identifié l’origine des gènes impliqués dans la définition des caractères les plus appréciés chez le rosier moderne, comme la floraison multiple, plutôt d’origine chinoise. »

Les chercheurs ont identifié les principaux gènes engagés dans la floraison, le développement de la fleur, la reproduction, la fragrance et la synthèse des pigments à l’origine des teintes rouges (famille des anthocyanes). Ils ont reconstitué les voies de biosynthèse dans lesquelles interviennent ces gènes. Ils ont notamment mis en évidence un groupe de gènes impliqués simultanément dans la régulation de la couleur et du parfum de la fleur.

Ces travaux constituent une base solide pour démêler les mécanismes moléculaires et génétiques qui régissent les caractères du rosier et leur diversité. À terme, ils contribueront à accélérer la sélection et l’amélioration de la qualité de la « Reine des fleurs ». Une Reine dont le Parti Socialiste français avait (pour partie) fait son emblème dès 1971. Un parti socialiste en voie d’évaporation qui, après avoir acté la vente de son siège historique parisien de Solférino (VIIe arrondissement) pour s’exiler à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Qui dira que la fatalité n’existe pas ?

A demain

1 « The Rosa genome provides new insights into the domestication of modern roses ». Nature Genetics 2018, https://doi.org/10.1038/s41588-018-0110-3

Ont notamment participé à ces travaux : l’UMR « Reproduction et développement des plantes » (Inra, CNRS, ENS de Lyon, Univ. Claude Bernard Lyon 1) ; le Laboratoire des Interactions plantes-microorganismes (Inra, CNRS) ; l’UMR Biométrie et biologie évolutive (Univ. Claude Bernard Lyon 1, CNRS) ; l’UMR Ecologie des hydrosystèmes naturels et anthropisés (Univ. Claude Bernard Lyon 1, ENTPE, CNRS, Inra) ; l’Institut des Sciences des plantes de Paris-Saclay (CNRS, Univ. Paris-Sud, Inra, Univ. Evry, Univ. Paris-Diderot) ; le Genoscope, CEA ; le Laboratoire de Biotechnologies végétales appliquées aux plantes aromatiques et médicinales (Univ. Jean Monnet, CNRS) ; l’UR Genomique-Info, Inra ; l’UMR Génétique, diversité et écophysiologie des céréales (Inra, Univ. Clermont-Auvergne) ; l’Institut méditerranéen de la biodiversité et d’écologie marine et continentale (Univ. Aix Marseille, CNRS, IRD, Univ. Avignon et Pays du Vaucluse) ; l’Institut de Biologie moléculaire des plantes, CNRS.

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