SAMU : déchaînements sur les réseaux sociaux ; Agnès Buzyn veut rassurer les Français

Bonjour

L’affaire du SAMU de Sreasbourg connaît de nouveaux développements. Après les déclarations de l’opératrice ayant répondu à Naomi Musenga déclarant être victime de « lynchage sur la place publique »  trois opératrices du même SAMU sont la cible de différentes formes de harcèlements haineux.

« Un compte Twitter anonyme, connu pour diffuser de nombreuses fausses informations, a mis en ligne, jeudi 10 mai, deux tweets publiant l’identité de trois opératrices salariées de l’hôpital de Strasbourg qui se seraient moquées de Naomi Musenga, rapporte Le Monde (Anne-Sophie Faivre Le Cadre). Noms, prénoms, adresses postales, numéros de téléphone… mais aussi photographies non floutées des enfants de l’une d’entre elles : toutes les coordonnées des femmes désignées par le compte Twitter ont été livrées en pâture sur les réseaux sociaux aux internautes. Des milliers de commentaires haineux et insultants ont été associés aux noms des trois opératrices citées par les tweets. »

Les trois femmes visées par les tweets (partagés des milliers de fois) sont bien des opératrices du SAMU. Mais aucune d’entre elles n’est celle qui avait répondu à Naomi Musenga le 29 décembre 2017 — une information confirmée tant par l’hôpital de Strasbourg que par la gendarmerie locale. « J’ai reçu des milliers de messages privés me traitant de facho, souhaitant que je meure, que je souffre », se plaint, effrayée, l’une des trois femmes.

« Craignant pour sa vie, Céline, dont des photos de famille ont été dévoilées sur Twitter, a dû déménager en urgence et déscolariser ses enfants, explique Le Monde. Au téléphone, Sylvie, qui a subi le même traitement, pleure en évoquant ses deux heures de sommeil par nuit, ses réveils en larmes, la frayeur qui la tenaille. De son côté, son mari craint pour sa sécurité lorsqu’elle sort seule. »

Silence de la direction du CHU

Et ces trois victimes dénoncent l’immobilisme de la direction du CHU de Strasbourg qui, en dépit de ses promesses, n’a toujours pas publié de communiqué pour innocenter ses trois employées.  Malgré d’innombrables signalements, dont certains émanant de la police ou de la gendarmerie, le compte malveillant est resté actif jusqu’à dimanche 13 mai, avant d’être enfin désactivé.

Agnès Buzyn a-t-elle été informée des ces nouveaux éléments ? Pour l’heure la ministre des Solidarités et de la Santé dit « vouloir tirer toutes les leçons des dysfonctionnements révélés par le décès de Mme Musenga ».

« A l’issue de la réunion de ce jour [14 mai] avec les organisations professionnelles et syndicales de médecins urgentistes, trois décisions ont été prises conjointement : compléter et actualiser toutes les procédures de traitement des appels au 15, renforcer et homogénéiser les formations des personnels qui traitent les appels ainsi que des médecins régulateurs, garantir que tous les services SAMU sont engagés dans une démarche qualité ».

On ajoute, auprès de Mme Buzyn, que la mission « flash » de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) demandée par la ministre vient (seulement) de commencer. Ses conclusions, attendues d’ici le début juin, « seront rendues publiques ». « Nos citoyens peuvent avoir confiance dans le système d’urgence », a répété la ministre, au sortir de la réunion, devant une vingtaine de journalistes serrés autour d’elle.

A demain

 

 

 

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