Scandale au SAMU : Mme Buzyn entend que les affaires ne restent plus « dans un tiroir »

 

Bonjour

Invitée de France Inter le 24 mai Agnès Buzyn est revenue sur l’affaire du SAMU et la mort, en décembre dernier, de Naomi Musenga. Elle a annoncé avoir connaissance « d’une dizaine » d’affaires similaires, tout en précisant que ce chiffre était probablement « sous-estimé ». Il y a désormais, selon elle, une prise de conscience dans les SAMU quant à la nécessité de « faire remonter les dysfonctionnements » (« ce qui n’était pas le cas auparavant ») – et ce de manière à mettre en place un « contrôle qualité ». Ces affaires ne devront plus « rester dans un tiroir méconnu », il faut que les familles « soient prévenues et informées » ; il faut « que les hôpitaux prennent leurs responsabilités ». Un site, sur le portail de la Haute Autorité de Santé, sera activé pour mieux répertorier les dysfonctionnements des SAMU.

On sait, d’autre part, que trois plaintes et autant d’enquêtes judiciaires ont été ouvertes en deux semaines : depuis la révélation du drame de Strasbourg, d’autres décès problématiques ont été signalés à Cahors et Saint-Etienne, mettant à chaque fois en cause la responsabilité du Samu. Ouest France évoquait il y a peu le cas d’une femme de 38 ans, enceinte de six mois, décédée début mars à Saint-Etienne, qui fait depuis peu l’objet d’une enquête pour « non-assistance à personne en danger et homicide involontaire ». Le Samu n’était pas intervenu après le premier appel de son mari, qui s’était alors adressé à SOS Médecins, dont le praticien, une fois arrivé sur place, avait déclenché l’intervention des secours.

Non-assistance à personne en danger

Dans le Lot, c’est la famille d’un septuagénaire décédé début avril qui a attaqué le Samu pour non assistance à personne en danger, estimant que les secours avaient trop tardé à intervenir après leur appel. Plusieurs médias ont aussi évoqué récemment la plainte déposée par les parents d’un adolescent de 13 ans, décédé fin 2014 à Tours (Indre-et-Loire). Visant trois hôpitaux, un médecin généraliste et le Samu du Loir-et-Cher, elle avait conduit le procureur de Blois à ouvrir une enquête préliminaire en novembre.

A Strasbourg, les parents de Naomi Musenga  ont publiquement regretté, le 23 mai, de n’avoir toujours aucune réponse sur les circonstances du décès, il y a cinq mois, de la jeune femme de 22 ans. « Je suis toujours à la recherche de ce qui a tué ma fille », a déclaré Honorine Musenga, la mère de la jeune femme, à l’issue d’une rencontre de deux heures avec le directeur général des Hôpitaux universitaires de Strasbourg. Cet entretien était prévu depuis début mai pour faire le point sur l’enquête administrative ouverte (très tardivement) par l’hôpital sur ce décès.

Après la médiatisation de l’enregistrement de l’appel de Naomi Musenga au Samu, l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) avait été saisie par Agnès Buzyn. C’est ainsi que l’Igas « a pris le relais » de l’enquête administrative a précisé mercredi à l’AFP le directeur général Christophe Gautier, avant son entretien avec la famille Musenga. Contactée par l’AFP, l’Igas a seulement indiqué « ne donner aucune information sur ses missions en cours ». « L’impression de se faire balader ne fait que continuer », a déclaré à la presse Mukole Musenga, le père de Naomi.

A demain

 

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