Psychiatrie et politique : Hamon traite Macron de « kéké » – mais demande aussitôt le pardon

 

Bonjour

« Kéké » est-il le synonyme du « cacou » provençal ? Une certitude : Benoît Hamon est aujourd’hui fondateur du mouvement Générations. L’ancien ministre socialiste (par ailleurs frondeur et candidat à la dernière élection présidentielle) a qualifié de « kéké » Emmanuel Macron, actuel président de la République.

Quand, comment et pourquoi ? C’était le 29 mai à l’hôpital psychiatrique du Rouvray (Sotteville-lès-Rouen). La où sept salariés soignants sont en grève de la faim pour les meilleures raisons du monde – et, peut-être, sous les fenêtres des bureaux moquettés de leur direction. Nous avons, sur ce blog, évoqué ce conflit psychiatrique symptomatique. Une affaire de dignité. Benoît Hamon :

« On a un président de la République qui va faire, pardon de le dire, le kéké en faisant de la com dans tous les sens. Et ici dans un hôpital psy, on n’est même pas capable d’engager un dialogue sur une demande de 52 postes quand des salariés font une grève de la faim (…) incompétence absolue des services de l’État couverts par la ministre ».

« Je le dis très solennellement à Agnès Buzyn : si elle continue cette politique qui consiste à laisser des hommes et des femmes se faire violence contre leur propre corps, elle prendra, comme ministre de la Santé, une responsabilité historique extrêmement grave et ça ne pourra pas rester sans conséquence », a accusé Benoît Hamon.

L’Espoir

Benoît Hamon, 50 ans, sait bien que la crise de la psychiatrie française ne date pas d’hier. Mais il accuse Agnès Buzyn, 55 ans, d’être responsable « de la dégradation des conditions de travail et de soins ». Interrogée sur Cnews, l’accusée a assuré que les services de l’Etat travaillaient, à Rouen comme ailleurs, d’arrache-pied. Agnès Buzyn :

« Le dialogue n’est pas rompu avec ces professionnels (…) Ce qui compte c’est qu’on leur donne un message d’espoir sur le fait que nous allons augmenter, évidemment, les ressources humaines (…) la difficulté, dans cet établissement, c’est le recrutement des psychiatres, nous n’en avons pas suffisamment. »

C’est ainsi : sur fond de misères médicales, des accusations de l’opposition, des polémiques politiques et quelques maigres aveux du pouvoir exécutif.

A demain

 

2 réflexions sur “Psychiatrie et politique : Hamon traite Macron de « kéké » – mais demande aussitôt le pardon

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