Cannabis «légal», buralistes et vapotage : le gouvernement français siffle la fin de la récré

Bonjour

Cela ne pouvait raisonnablement durer. L’affaire du cannabis « légal » ne cessait de prendre de l’ampleur dans le pays. Nous demandions hier, sur ce blog, quelle serait la réaction d’Agnès Buzyn et d’Emmanuel Macron confrontés à la nouvelle passion des buralistes pour les ventes d’une substance aux frontières du rêve et de l’illicite. La réponse n’a pas tardé.

Elle nous est fournie aujourd’hui via la Mission interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites addictives (Mildeca). Cette dernière vient ainsi de publier une mise au point d’importance rappelant la législation sur le cannabidiol (CBD). Une mise au point détaillée aussitôt reproduite sur le site des buralistes.

« Le cannabidiol (CBD) fait partie des composés actifs majeurs du cannabis, autrement appelé chanvre, au même titre que le delta-9-tétrahydrocannabinol (THC). Les tétrahydrocannabinols sont des substances inscrites sur la liste des stupéfiants. Leur utilisation est donc strictement encadrée » rappelle la Miledca. Qui ajoute :

« De nombreux produits présentés comme contenant du CBD sont récemment apparus sur le marché français. Il s’agit essentiellement d’e-liquides pour cigarettes électroniques, de produits cosmétiques ou de gélules. C’est pourquoi, les autorités sanitaires souhaitent apporter une clarification sur la réglementation applicable à ces produits. (…) Certaines publicités en faveur de produits contenant du CBD entretiennent une confusion entre le cannabis et le CBD et font ainsi la promotion du cannabis. Cette pratique est susceptible de constituer l’infraction pénale de provocation à l’usage de stupéfiant. »

Que retenir, en pratique ? Ceci :

1 En France les variétés de chanvre autorisées à des fins industrielles et commerciales sont réglementées et inscrites dans le Code de la santé publique ;

2 L’utilisation et la commercialisation de fleurs ou feuilles de chanvre, ou de produits obtenus à partir de ces parties de la plante, ne sont pas autorisées, quelle que soit la variété ;

3 Les e-liquides et autre produits à base de CBD sont interdits s’ils contiennent du THC quel que soit la quantité et s’ils ne sont pas obtenus à partir de variétés et de partie de plantes autorisées;

4 Aucune vertu thérapeutique ne peut être revendiquée notamment par les fabricants, vendeurs de produits contenant du CBD ;

5 Toutes les publicités portant allégations de vertus thérapeutiques sont interdites (à l’exception des médicaments bénéficiant d’une AMM).

Ce dernier point ne manque pas d’être tristement cocasse quand on sait que le seul médicament détenteur, en France, d’une AMM (le Sativex® ) n’est pas commercialisé faute, officiellement, « d’un accord sur le prix », mais en réalité du fait de l’extrême frilosité du pouvoir exécutif.

A demain

 

2 réflexions sur “Cannabis «légal», buralistes et vapotage : le gouvernement français siffle la fin de la récré

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