Pourquoi une jeune chirurgienne en vient-elle à se suicider sur son lieu de travail ?

Bonjour

Pourquoi ?

Une jeune femme chirurgien âgée de 34 ans travaillant au Centre Paul-Strauss de Strasbourg, spécialisé dans la lutte contre le cancer, a été retrouvée morte sur son lieu de travail le vendredi 8 juin. La police nationale et la direction de l’établissement ont confirmé l’information au Quotidien du Médecin.

Le Dr Stéphanie Jost s’est « volontairement donné la mort » selon la police qui a ouvert une enquête. « Nous sommes tous profondément très tristes », a déclaré la direction du centre Paul-Strauss qui se refuse à tout autre commentaire.

Après un DES en gynécologie-obstétrique, le Dr Jost s’était spécialisée dans la chirurgie du cancer du sein. En janvier dernier, elle s’était exprimée sur la chaîne locale Alsace 20 pour expliquer la mise en place de la chirurgie ambulatoire au centre Paul-Strauss.

Pourquoi ?

« Âgée de 34 ans et mère de deux enfants, Stéphanie Jost était un praticien que l’hôpital qualifie de très apprécié et que, dans le personnel, on dépeint comme très dynamique, ‘’génial’’ même, précise L’Alsace. Le décès a été causé par un geste volontaire, ce qui suscite une énorme émotion dans cet établissement de lutte contre le cancer réputé et devenu centre de référence dans la région. Les soignants de sa génération notamment ont marqué une telle consternation que la direction de l’établissement a mis en place une cellule de soutien psychologique. »

Le Centre Paul-Strauss doit prochainement déménager et se rapprocher des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg pour créer le futur Institut régional du cancer (IRC) sur le site de Hautepierre « ‘C’est la stupeur, la consternation pour l’ensemble des salariés du centre, explique Philippe Sébastian délégué Force Ouvrière à France Bleu Alsace. Nous n’excluons pas que les conditions de travail, la souffrance au travail, aient pu être un facteur déclenchant’’. Le centre traverse une période extrêmement difficile. 600 salariés sont toujours en attente de réponses concrètes sur leur avenir au sein de l’Institut régional du cancer alors que nous sommes à quelques semaines du déménagement. »

Pourquoi ?

A demain

9 réflexions sur “Pourquoi une jeune chirurgienne en vient-elle à se suicider sur son lieu de travail ?

  1. C’est très triste.

    Mais aussi, c’est écoeurant de voir FO si ils ont déclaré cela, insinuer que peut être les conditions de travail.
    Quant un imbécile a un marteau tout lui semble clou.

    On vient de l’apprendre. On ne sait rien de rien. Zéro.

    On pourrait supposer toutes sortes de raisons de ce suicide sans prodrome.
    La décence oblige à ne pas étaler la liste vaine des facteurs favorisants du suicide.

    Mais des (je ne trouve pas le mot) irrespectueux essaient d’avancer leurs pions alors qu’ils ne savent rien.

    Peut-être, pourquoi pas, que ce sont les conditions de travail, de toutes façons on sait que les conditions de travail dans les hôpitaux sont souvent insupportables et supportées.

    Mais ce qu’a dit le mari de la défunte ne va pas en ce sens. Mais peu importe !

    Un clou ? Un coup de marteau!

    Messieurs les profiteurs de FO , attendez en silence ce sera plus digne ! C’est nauséabond.

    • Monsieur,avec tout le respect que je dois à cette professionnelle exceptionnelle je me permets de vous préciser que l’administration du centre Paul Strauss a répondu à la fondatrice du Collectif Citoyens madame Réjane Thomasic que pressions et harcèlement moral ne pouvaient être exclus et elle m’en a informée.Comment nier que mettre fin à ses jours sur son lieu de travail soit lourd de sens?Et vie professionnelle et personnelle ne sont-elles pas indissolublement liées ?

    • Se posent tout de même 2 questions. La première est la récurrence ces derniers temps de suicides (médecins ou non) à l’hopital public. La seconde est le silence du ministére de la santé qui, ayant suivi de trés prés un dossier d’harcélement depuis 2005, ne réagit toujours pas à la première condamnation en France pour ce délit d’un tel hôpital selon la désignation du seul chef d’établissement, bien que les services de l’Etat (DRASS et IGAS) ont eu – écritures des autorités judiciaires – des respinsabilités imminentes. La presse (Zinfos 974) s’étant risquée en 2014 à dire de cette affaire judiciaire qu’elle pourrait changer le visage de hôpital public français, ce silence viendrait-il du fait qu’un tel changement correspondrait à nettoyer les écuries d’Augias?

  2. Je suis bien d’accord. Comment cela pourrait il être exclu ?
    Je persiste: attendons , attendons. Il n’y a pas urgence.
    Le harcèlement existe mais il n’y a pas lieu de sauter avec empressement sur une hypothèse.
    Les gens vont bien parler, cela prend parfois du temps.

    Je ne vois pas en toute logique comment le lieu de suicide serait une indication.

    Cela me parait une fausse évidence. A moins que des études ne suggèrent un lien.

    Pour qu’une chirurgienne jeune et mère de famille se suicide, il s’agit certainement d’une souffrance incommensurable. Banalité mais je compatis tellement avec elle.

  3. Merci pour votre réponse .Il faut vous avez raison se garder de toute précipitation.Mais à Toulouse lors d’un regroupement comparable entre le Centre Claudius Regaud et l’hôpital une tragédie comparable est également survenue dans ce contexte de grande incertitude et le déclencheur professionnel était incontestable…

    • Merci beaucoup monsieur de partager cette vidéo illumminée par les qualités évidentes de cette jeune consoeur ;les images,les entretiens,les articles,les témoignages ,les livres demeurent et demeureront tels autant de traces indélébiles des monstrueuses tortures infligées à des soignants exceptionnels …

  4. Bonjour,
    – A l’attention d’Elisabeth Des :
    Je suppose que vous êtes ce médecin très impliqué dans la lutte contre la souffrance au travail via Facebook, Tweeter, CGT et autres… Votre engagement politique vous fait perdre complètement tout regard scientifique : vous dites qu’un rapprochement à Toulouse a conduit à une tragédie comparable, (la direction du CHU de Toulouse a effectivement reconnu ce suicide comme un accident de travail), et du coup vous en concluez que là aussi il s’agit d’un suicide lié aux conditions de travail, c’est délirant.
    Je partage entièrement les commentaires de Samir B. : rien, absolument rien ne vous permet de faire un tel rapprochement. De même rien ne permet de dire que parce qu’une personne se suicide sur son lieu de travail, alors ce suicide est lié à son travail, c’est gravement méconnaître le sujet du suicide ! Aucune étude n’a établi cette corrélation.
    – A l’attention d’Elisabeth Des et de Jean-Yves Nau :
    Vous ne savez absolument RIEN de la vie privée de Stéphanie Jost. Pensez-vous réellement qu’une jeune femme (34 ans), mère de deux enfants, excellente praticienne, s’investissant dans des actions au sein de sa ville de résidence, se suicide à cause de son travail, à cause de surmenage ???
    Il y a des prodromes dans la vidéo : elle semblait très fatiguée, avec un sourire un peu forcé et triste… Après rien ne permet de faire un lien de cause à effet entre le travail et le suicide de Stéphanie Jost, absolument rien, et je dirai même au contraire. Internet permet aussi de trouver des informations bien en dessous de ce qui surnage et appâte le chaland…

    Comme Samir B. je suis assez outré par cette récupération !

    Il y a de gros pbs dans les hôpitaux, mais présenter les choses de façon manichéenne : les méchants administratifs qui veulent du chiffre et qui exploitent les gentils médicaux, relève de la désinformation et d’une transposition idéologique. L’administration est lourde, pas bien maline, mais le personnel médical c’est pas forcément mieux !!

    Le travail en structure de soin est difficile, ce n’est pas pour rien si le folklore carabin est si dur, ce n’est pas pour rien non plus si nombre de chefs de service sont des personnes très imbues d’elles-mêmes, cassantes, dures et froides : c’est un phénomène de sélection naturelle au sein d’un milieu très très dur. Si vous êtes sensible vous ne pourrez pas être médecin longtemps, forcément vous finirez par craquer, forcément, ou alors il faut faire une spécialité de labo !

    Je souhaite terminer ce commentaire en évoquant Stéphanie Jost, encore une fois vous ne pouvez récupérer son geste, faites silence dessus !
    Elle était spécialisée dans la chirurgie cancéreuse du sein, maman de deux enfants jeunes, elle savait ce qu’est la mort d’une maman pour de jeunes enfants…
    Sa souffrance, sa détresse, sa solitude, étaient immenses, immenses… voilà, c’est tout ce que vous pouvez dire et rien d’autre : faites silence, merci.

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