Mais pourquoi diable a-t-on ainsi mis au pilori les homéopathes et l’homéopathie ?

Bonjour

Qui ne connaît le Dr Jean-Paul Ortiz, néphrologue de Cabestany (Pyrénées-Orientales) et président de la CSMF ? Depuis plus de quatre ans déjà le Dr Ortiz s’adresse régulièrement aux médias. Et sait tricoter avec l’actualité. Ainsi, aujourd’hui, avec l’homéopathie, ses polémiques, les embarras ordinaux et les atermoiements d’Agnès Buzyn quant à son remboursement. Le Dr Ortiz prend la parole via un communiqué de presse concentré intitulé « Homéopathie : le médecin à l’écoute du patient » :

« L’homéopathie fait débat dans le pays depuis plusieurs semaines. La CSMF dénonce la mise au pilori 1 de l’homéopathie et des médecins qui la pratiquent, ainsi que le manque de confraternité des propos tenus. L’homéopathie doit faire l’objet d’une évaluation scientifique comme tous les autres produits de santé afin de démontrer scientifiquement son efficacité (sic). »

Et le Dr Ortiz, confraternellement, de poursuivre :

« Les médecins qui pratiquent l’homéopathie sont avant tout des médecins qui ont dans leur arsenal thérapeutique les outils habituels et qui, en complément, peuvent proposer à leurs patients des traitements homéopathiques. Le patient reste libre dans son choix de traitement et le médecin a pour responsabilité de l’informer de façon claire et appropriée sur toutes les thérapeutiques possibles, dont l’homéopathie pour ceux qui la prescrivent. La priorité du médecin doit être de rester à l’écoute du patient. »

 On observera que, pas plus que l’Ordre, le syndicat que préside M. Ortiz ne prend le risque de se prononcer sur la question du remboursement. Il ne nous dit pas, non plus, qui attache aujourd’hui à l’antique pilori les homéopathes et leur homéopathie.

A demain

Pilori : « Poteau ou appareil tournant sur un pilier situé sur une place publique, auquel on attachait un condamné, avec un carcan au cou, pour l’exposer aux regards de la foule et marquer ainsi son infamie ».

« Une tige en charpente, que mettait en mouvement un cabestan caché dans l’intérieur du petit édifice, imprimait une rotation à la roue, toujours maintenue dans le plan horizontal, et présentait de cette façon la face du condamné successivement à tous les points de la place. C’est ce qu’on appelait tourner un criminel. Comme on voit, le pilori de la Grève était loin d’offrir toutes les récréations du pilori des Halles » (Hugo, N.-D. Paris, 1832, p.264).

 

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