Le rugby ne faisait pas de «beaux vieux». Devrait-il, désormais, tuer des jeunes ?

Bonjour

Ne pas désespérer ?  La prise de conscience semble en marche après la mort de Louis Fajfrowski, 21 ans et joueur professionnel d’Aurillac. Un placage « viril mais correct » nous dit-on – placage thoracique sur lequel il faudra bien revenir.

Se souvenir. C’est une de ces formules comme le rugby et les journalistes en ont le secret. Elle parle de ce jeu merveilleux et de ceux qu’il a pu enchanter, qu’il a pu abîmer. Des formules nées dans les gradins, les vestiaires et le papier dicté aux sténos avant l’heure fatidique d’une mi-temps dite troisième. La formule qui parlait des pianos, de ceux qui en jouaient et de ceux qui les déménageaient.

Et puis cette autre, une affaire d’homme, de virils en noir et blanc prenant crânement conscience des frontières temporelles de leur virilité : « nous risquons de ne pas faire de beaux vieux … ». La formule est reprise aujourd’hui dans L’Equipe (Frédéric Bernès – avec L.C., A.R. et P.P.). Elle nous dit que tout, certes, nétait pas rose jadis (notamment au sein des rachis des mêlées effondrées). Mais cette même formule est aussi citée parce que, désormais, c’est le spectre de la mort qui plane autour des tribunes, sur le pré, dans les colonnes et sur les sites.

Jeune Gros Pardessus

« On ne sait pas si le rugby tue » (sic) titre L’Equipe.  Et le quotidien sportif de réunir les témoignages de ceux qui le redoute. Bel éventail : vraies inquiétudes – lâches défausses des petits-enfants des Gros Pardessus. Une suite de syllogismes qui parle à la fois d’un « jeu » et d’un « travail ».

Mais avec aussi, enfin, une vraie question. Non  plus celle, hypocrite, des « protocoles commotions », mais bien celle, urgente, de la modification des règles du placage. Ce placage qui est au cœur des interrogations quant à l’origine de la mort du jeune Louis Fajfrowski. Ce placage qui aurait, selon L’Equipe, été filmé et enregistré mais dont les images sont aujourd’hui tenues secrètes.

Le Dr Serge Simon, jeune Gros Pardessus,  pourrait-il, au plus vite, nous dire pourquoi ? Pourquoi, après avoir tant (et quelquefois si bien) parlé il se mure désormais dans un étrange silence.

A demain

2 réflexions sur “Le rugby ne faisait pas de «beaux vieux». Devrait-il, désormais, tuer des jeunes ?

  1. «La Jeune Fille et le Ballon ovale» est le fruit de la rencontre entre Christophe Vindis et Pierre Gony, le fondateur de l’association solidaire Terres en melees. «Il y a quelques annees, il etait venu me voir, se souvient Christophe, pour me dire qu’il etait dans le rugby solidaire, qu’il aimait bien mon travail. Il voulait creer un evenement. Je lui ai prete mes films». Des liens se tissent forcement entre le realisateur agenais et l’ancien espoir du Stade Toulousain. Si Pierre Gony n’avait pas souhaite integrer le rugby professionnel, il a voulu rendre au rugby ce qu’il lui avait apporte. Il avait donc monte un premier projet au Mirail, a Toulouse. Il etait arrive avec son ballon et fait passer des messages a caractere educatif. Il avait reproduit la meme chose dans un village au fin fond au Maroc et etait entre en relation avec un certain Jalil Narjissi. Dans la foulee, d’autres aventures sont nees au Senagal, au Cambodge, etc. avec toujours cette volonte de voyager, d’eduquer, de transmettre. A Madagascar et notamment a Tana, beaucoup d’associations francaises travaillent dans les quartiers defavorises. On pense aux Enfants de l’ovale de Philippe Sella ou Pachamama de Jean-Francois Tordo. Pierre Gony, lui, a pris son ballon sous le bras pour rejoindre le sud-ouest de l’ile, sa cote Saphir et ses villages de pecheurs Vezo. Il a decouvert une terre pleine de promesses. Il s’est retrousse les manches. Il est revenu avec des educateurs malgaches de Terres en melees, toujours dans l’objectif de se servir du rugby comme d’un moyen d’emancipation. Et Marcelia, 16 ans, est apparue. Son histoire est incroyable. Il en parle a Christophe Vindis qui veut en faire un film. C’est fait. En trois ans, Terres en melees a permis a 12 000 enfants, dont plus defilles, a travers le monde de beneficier de ses programmes educatifs.

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