Polémique après le suicide d’un patient fragile dans un centre d’hébergement à Orléans

Bonjour

Orléans. C’est une information difficilement supportable rapportée par  La République du Centre (Thomas Derais et Philippe Renaud) :

« Le 17 juillet, un résident de l’Aidaphi (Association interdépartementale pour le développement des actions en faveur des personnes handicapées et inadaptées) qui avait mis fin à ses jours plusieurs semaines plus tôt, a été retrouvé dans l’appartement mis à sa disposition, à Orléans, par l’association venant au secours des plus démunis. Quatre salariés sont mis en cause par la direction. Ils arguent pourtant du fait qu’ils se trouvaient en arrêt maladie… »

L’homme (le « résident ») âgé de 46 ans était « en grande fragilité psychologique ». La direction a convoqué trois salariés du Centre d’hébergement et de réinsertion sociale  de la résidence Descamps, située à Orléans, et dépendant de l’Aidaphi, pour des « entretiens disciplinaires ». Un quatrième doit être entendu au cours de la semaine prochaine : deux éducateurs, un cadre et un intervenant exerçant une profession paramédicale.

« Les deux personnes convoquées ce jeudi étaient en arrêt de travail depuis le 21 juin. La direction leur reproche de ne pas avoir organisé le relais pour le suivi de cette personne » rapporte La République du Centre.  « Même si on est en arrêt maladie, il y a des transmissions à effectuer, afin d’assurer la continuité de la prise en charge des résidents », fait valoir Patricia Douane, directrice générale de l’Aidaphi.

Serait-ce si simple ? « La responsabilité de ce décès est totalement rejetée sur les salariés. On les rend responsables de cette situation, alors qu’ils ne le sont pas », s’indigne Vincent Albert, membre de la CGT. Ce syndicaliste explique que « la hiérarchie était parfaitement au courant de la grande fragilité de ce patient et que c’est elle qui aurait dû relayer sa prise en charge » – et non les salariés qui partaient en arrêt de travail.

La République du Centre :

« Des « postes non remplacés », une « dégradation globale des appartements des résidents », un « management d’entreprise pour une association dite d’action sociale » et une « absence de prise en compte des difficultés du personnel » sont une liste non-exhaustive des différents griefs reprochés à la direction par le personnel.

« « On a l’impression d’un déni de la direction sur les conditions de travail », ajoute Vincent Albert. « Je vois des salariés en pleurs, qui tremblent et qui ne se sentent pas bien au travail. On attend de la direction qu’elle vienne apporter sa confiance aux salariés. Mais aujourd’hui, le dialogue n’est plus possible. » L’établissement ne nie pas la réalité des conditions de travail difficiles, et annonce, par la voix de sa directrice générale, le lancement d’une « enquête interne en septembre ».

« La direction pourrait prendre des sanctions graves, voire procéder à des licenciements si elle estime suffisamment lourde la responsabilité des personnes mises en cause. De son côté, la CGT, par l’intermédiaire de ses membres, n’exclut pas une mobilisation, voire un mouvement de grève, ainsi que des recours juridiques en cas de sanctions leur semblant illégitimes. »

Où situer le pur scandale ? Où commence la scandaleuse incurie ?

A demain

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