Alcool – grossesse : 50 ans après, rien n’a changé. Agnès Buzyn, réflexe zéro et l’invisible logo

Bonjour

Chaque jour, en France, un enfant naîtrait avec (au moins) une conséquence due à la consommation d’alcool préalable par sa mère. (Santé publique France). Un message pour médias intéressés proposé à  quelques jours de la « Journée mondiale de sensibilisation au Syndrome d’Alcoolistion Fœtale » (SAF) du 9 septembre. Ce serait-là (sic) une donnée officielle (sic) « très sous-estimée ».

Tout ou presque a, sur le sujet, été écrit depuis un demi-siècle. Et depuis des années on tourne sans fin autour de la principale question pratique : existe-t-il un  seuil de consommation en dessous duquel il n’y aurait aucun risque pour l’enfant. Et les autorités sanitaires de tambouriner les vertus du principe de précaution :  « zéro alcool pendant la grossesse ».

Des chiffres quant aux consommations d’alcool pendant la grossesse ? Elles sont « loin d’être négligeables », selon les données du baromètre santé 2017 présentées par Santé publique France. Une femme enceinte sur dix a consommé, serait-ce occasionnellement, de l’alcool pendant sa grossesse. Et quatre sur dix disent ne pas avoir été informées des risques de la consommation d’alcool (ou de tabac) par le médecin ou la sage-femme qui les suit ou les a suivies pendant leur grossesse.

Botter en touche

Et Santé Publique France d’annoncer une nouvelle « campagne nationale auprès du public et des professionnels de santé. » « Les deux précédentes campagnes ont fait évoluer les ­connaissances du public sur ces questions, mais il faut poursuivre l’effort, insiste François Bourdillon, directeur général de Santé publique France. Le zéro alcool doit devenir un réflexe pendant la grossesse, mais aussi dès qu’une femme veut un enfant. »

« Zéro-alcool réflexe » ? La belle et complexe affaire..  Restons modestes : quid du logo spécifique sur les bouteilles , instauré depuis dix ans mais souvent inconnu et toujours illisible – un sujet d’ont s’est emparé Agnès Buzyn. « Si les alcooliers veulent faire de la prévention, qu’ils fassent leurs preuves. Afficher cette information sur leurs ­produits est de leur responsabilité », estime M. Bourdillon, cité par Le Monde (Sandine Cabut).

Où l’on perçoit, plus clairement que jamais, les étroites limites politiques de l’exécutif sanitaire français dans ce champ de la santé publique. Un réflexe ? Mais où est donc, ici,  François Bourdillon, directeur général de Santé publique France ?

A demain

 

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