GPA : le journaliste Marc-Olivier Fogiel (RTL) nous explique que ce n’est pas ce que l’on croit

Bonjour

4 octobre 2018. La matinale de la « radio la plus écoutée de France » invite l’un de ses journalistes-vedettes : Marc-Olivier Fogiel. Ce dernier vient faire la promotion de son « livre d’enquête » et « récit intime » (« Qu’est-ce qu’elle a ma famille ? » Editions Grasset). Il y raconte comment il a eu personnellement recours avec son compagnon, par deux fois aux Etats-Unis, à la GPA – pratique interdite en France.

Voici (transcrit par RTL) un résumé des échanges avec Elisabeth Martichoux :  « GPA : « Je n’ai pas choisi d’enfant sur catalogue », dit Marc-Olivier Fogiel sur RTL »

– Vous rendez public votre histoire par militantisme ?

« Je pense être journaliste d’abord et pas du tout militant dans ma vie je ne le suis pas, j’ai longtemps hésité et quand j’entends les débats aujourd’hui, des débats tronqués, des débats faits de fantasme, je me suis dit, je vais opposer des faits pour que chacun puisse avoir un avis sur une réalité. Pour ça, il fallait que je me dévoile et pas que, c’est un livre d’enquêtes, j’ai rencontré d’autres familles. Ce n’est pas un livre au pays des bisounours parce que la GPA, ça peut très bien se passer mais ça peut aussi être plus compliquée. Je le fais un peu malgré ma réserve pour mes filles, pour les autres familles et pour le débat public. »

– Au sujet de la GPA :

« Je n’ai vraiment pas envie de m’engager dans cette voie-là au départ. Décidant d’aller dans ce chemin de la paternité, je voulais fermer la porte de la GPA parce que pour moi arracher un enfant à une mère qui l’avait porté, c’était quelque chose d’impossible.  Là où j’avais des réserves il y a quasiment dix ans d’avoir fait ce choix, quand je vois pourquoi j’ai fait ce choix et ce que ça donne aujourd’hui, je suis très heureux de l’avoir fait. »

– Vous cherchez l’enfant idéal ?

« Non, je cherche à éviter un éventuel problème. Comme ça existe ici dans le cadre de la PMA, où il y a déjà des recherches sur l’embryon ici en France, des recherches légales. On évite le problème.  J’essaie d’éliminer des risques, après je suis dans l’auto génétique comme tout à chacun. Un ovocyte après peut arriver tout et son contraire dans la vie de tous les jours.  Cette recherche sur l’embryon, elle est légale en France. »

– Vous préféreriez que ça soit anonyme, qu’on vous attribue des ovocytes par hasard ?

« À l’époque, je n’avais aucun problème pour ça, et si aujourd’hui, je n’ai pas été légalisé, je ne pense pas que la société soit prête pour ça, ça ne me poserait évidemment aucun problème. Ça n’est pas comme ça aux États-Unis, ça m’a posé un problème, je ne vais pas dire éthique mais il a fallu que je surmonte une difficulté, et aujourd’hui, je suis contente de l’avoir fait parce que c’était à refaire, je le referais comme ça. »

– Demain, les couples hétéros peuvent se dire, je vais choisir un enfant sur catalogue finalement ?

« Je n’ai pas choisi un enfant sur catalogue. Encore une fois, les couples hétérosexuels ici quand ils ont recours à la PMA, quand ils sont contraints à une infertilité, cette recherche sur l’embryon évite les problèmes. Mais là, ce n’est même pas sur l’embryon, c’est un choix d’ovocyte. »

Au sujet des femmes porteuses :

« Elles sont dédommagées de ce qu’elles font comme la donneuse d’ovocyte l’est. C’est donc un dédommagement équilibré c’est comme ça qu’ils appellent, c’est un comité qui l’établit, c’est autour de 18 000 €. »

Ça revient à acheter un enfant, les adversaires de la GPA s’indignent ce que le désir d’enfant passe par une transaction ?

« Je peux comprendre le débat quand on est mal informé, quand on raconte les histoires, c’est pas du tout comme ça que les choses se font. Les adversaires de la GPA ont même ouvert une boutique éphémère où on peut soit disant acheter des enfants, c’est ça la réalité des adversaires de la GPA. »

 « Ce n’est pas la réalité de la façon dont les choses se passent dans les pays où s’est cadré. J’aimerais que les opposants à la manif pour tous, au mariage pour tous, viennent à l’école, voient les profs, et quand ils nous disent, mais de voir des petites filles aussi équilibrées dans une classe, c’est la réponse à toutes les questions que les gens se posent légitimement. »

Au sujet du désir d’enfant :

« Aujourd’hui, je suis d’abord papa et mes enfants, c’est ce qui compte au-dessus de tout. »

 Tout est dit, ou presque. Où l’on apprend, loin des « fantasmes » , le prix actuel, outre-Atlantique de la marchandisation d’un corps humain : « autour de 18 000 € ».

A demain

 

 

Une réflexion sur “GPA : le journaliste Marc-Olivier Fogiel (RTL) nous explique que ce n’est pas ce que l’on croit

  1. « radio paris ment, radio paris est allemand. »

    En fait si les gens ne sont pas d’accord, c’est qu’ils ne comprennent pas. Un discours tellement éculé.

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