Le tabac tue, les mégots polluent. Big Tobacco aura-t-il encore longtemps pignon sur rue ?

Bonjour

Information des médias belges : le gouvernement de la région de Bruxelles-Capitale va réclamer 200 000 euros à l’industrie du tabac pour « compenser l’argent public dépensé pour lutter contre la pollution des mégots de cigarettes dans la rue ». Ces médias précisent que, la secrétaire d’État à la Propreté de la région, Fadila Laanan, va envoyer, dès la semaine prochaine, un courrier dans ce sens à Cimabel, l’association des fabricants.  « Notre objectif est de faire contribuer les fabricants de cigarettes aux actions que nous menons » a indiqué Fadila Laanan en faisant référence aux investissements menés en matière de propreté et de sensibilisation des fumeurs.

 Cette région souhaite notamment pouvoir distribuer gratuitement 12 000 cendriers portables lors du célèbre festival de musique « Couleur Café » qui se tient fin juin. Mais elle aurait aussi prévu de lancer une série d’appels à projets, précise la RTBF. Bruxelles-Capitale se serait inspirée d’un exemple venant de Flandre : l’industrie du tabac y a déjà financé un millier de « dalles à cigarettes », s’incrustant dans les trottoirs et qui permettent aux fumeurs d’y jeter leurs mégots.

« Une opération qui ne pourrait se dérouler en France, dans le cadre de la réglementation actuelle » précise le site des buralistes français.

Fadila et Brune

En France, précisément, pendant l’inaction, le spectacle politique continue. Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire (et en charge des mégots) a rencontré les ambassadeurs de Big Tobacco. Et tient à le faire savoir.

« Lors de sa réunion avec les industriels du tabac, Brune Poirson, est revenue sur le fléau environnemental que constituent les déchets de cigarettes et leur a fait part de sa déception quant à l’insuffisance de leurs propositions initiales.  Grâce à ses demandes, notamment réitérées publiquement hier, les industriels du tabac ont convenu de la nécessité de faire évoluer leur copie et de réfléchir à des propositions financées et quantifiées qui s’inscriraient dans le cadre du déploiement d’une filière de responsabilité élargie du producteur (REP). Ces propositions d’action doivent en effet répondre au défi environnemental posé par les mégots mais aussi aux attentes de nos concitoyens et des collectivités.

« Brune Poirson a donc indiqué aux industriels que, conformément à la feuille de route de l’économie circulaire du gouvernement, elle allait désormais explorer les modalités de déploiement d’une REP, spécifiquement adaptée aux enjeux de l’industrie du tabac. (…) Cette industrie doit comme d’autres mettre en œuvre le principe « pollueur payeur ». Depuis des décennies, ces industriels s’y dérobent mais en les convoquant j’ai voulu leur rappeler que s’il convient d’appeler les fumeurs au civisme en faisant le bon geste pour l’environnement en jetant leurs mégots dans une poubelle, il est aussi de la responsabilité des cigarettiers de participer financièrement à la collecte et à l’élimination de leurs déchets ».

Fadila Laanan vs Brune Poirson. Où l’on voit les étroites limites du pouvoir exécutif français quand il s’agit de faire plier cette puissance commerciale dont la toxicité n’est, pourtant, plus à démontrer.

A demain

 

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